Le coût de la qualité

Source : Flossbach von Storch.

Sélectionner les bonnes actions est une discipline à part entière, qui comporte un certain nombre d’embûches. Certaines valorisations « bradées » sont encore excessives. À l’inverse, les titres les plus flamboyants ne constituent pas forcément un bon investissement.

Estimer de la manière la plus réaliste possible les opportunités et les risques d’un investissement nécessite une évaluation juste de la qualité de l’entreprise. Cette qualité a deux dimensions : les fondamentaux et les perspectives de croissance. Les deux vont servir à déterminer si l’action entre en ligne de compte pour un investissement. Le cas échéant, elles permettront aussi de fixer le prix adéquat.

Les fondamentaux d’une entreprise sont sa base, ou plus précisément sa robustesse (soit sa capacité à résister aux crises) et sa résilience (ou faculté d’adaptation). Ces deux facteurs sont les principaux déterminants de la stabilité des revenus. Quel sera l’effet des cycles conjoncturels, de l’évolution des matières premières, des tendances ou de la réglementation sur les bénéfices ? L’entreprise est-elle fortement dépendante de certains produits, marchés, clients ou fournisseurs ? Comment se protège-t-elle de la concurrence ? Son bilan (taux d’endettement, charge d’intérêts) est-il solide ? L’équipe de direction est-elle expérimentée ? La gouvernance est-elle bonne ?

L’importance de la base

La valeur d’une entreprise se définit en premier lieu par ses revenus futurs. Ces derniers sont, par nature, incertains. Plus une entreprise est robuste et résiliente (en d’autres termes, plus elle sait s’adapter), plus l’estimation de son potentiel de revenus futurs est fiable. Les attentes démesurées nourries à l’égard de certaines stars de la pandémie l’ont montré : sans fondamentaux solides, l’estimation de la croissance des revenus est un véritable pari.

Lorsque les revenus de l’entreprise sont relativement stables et proviennent d’un flux continu, les erreurs d’évaluation sont limitées. Pensons aux grands groupes de consommation, qui affichent une croissance modeste mais fiable, ou encore aux prestataires de services ou éditeurs de logiciels phares, qui se distinguent par une base de clientèle bien établie et une part élevée de chiffre d’affaires récurrent.

À l’inverse, il est plus difficile de déterminer la trajectoire de croissance des entreprises qui sont exposées à un changement technologique important, exploitent une tendance nouvelle ou opèrent sur un marché très concurrentiel. Le secteur technologique, en plein essor, offre ainsi de bonnes surprises, mais aussi des mauvaises, comme l’illustre l’évolution du marché des semi-conducteurs.

Concurrence intensive et nouvelles tendances

Longtemps en difficulté, AMD a même ponctuellement bénéficié d’un coup de pouce du mastodonte Intel, soucieux de ne pas s’attirer les foudres du gendarme de la concurrence. Fin 2014, la capitalisation boursière d’AMD avait plongé à deux milliards de dollars, contre plus de 180 milliards (90 fois plus) pour son tout-puissant concurrent. L’arrivée à sa tête de la Taïwanaise Lisa Su a changé la donne. AMD a développé une nouvelle architecture baptisée Zen et a décidé d’externaliser la production de ses puces. Intel, quant à elle, a maintenu cette fonction en interne, malgré les coûts élevés. La décision était judicieuse : AMD a multiplié par quatre son chiffre d’affaires et relevé son cashflow disponible à 3 milliards de dollars. Sur la même période, le chiffre d’affaires d’Intel stagnait et son cash-flow disponible a fondu, de +10 milliards à -10 milliards de dollars. À 223 milliards de dollars, la capitalisation boursière d’AMD dépasse aujourd’hui celle d’Intel de 25 milliards. AMD entend désormais s’attaquer à Nvidia, la superstar du secteur.

Nvidia est également pilotée par un Taïwanais (son fondateur, Jensen Huang), qui a opté dès le départ pour la sous-traitance de la fabrication, moins gourmande en capitaux. Jusqu’à récemment, Nvidia développait surtout des puces graphiques pour jeux vidéo : une activité rentable, mais limitée, affichant un taux de croissance de l’ordre de 7 à 9 %. En Bourse, l’action végétait ; il a fallu attendre mi-2015 pour que le cours renoue avec son niveau de début 2002.

Le boom des cryptos a soudain fait exploser la demande chez Nvidia. Son chiffre d’affaires a bondi de 5 milliards de dollars en 2015 à 27 milliards en 2021 et son bénéfice s’est envolé de 600 millions à quelque 10 milliards de dollars sur la même période. Mais l’effondrement du cours du bitcoin a plombé la demande de puces Nvidia. Le bénéfice a été divisé par deux, à 4,4 milliards de dollars, tandis que l’action perdait près de deux tiers de sa valeur.

Le facteur chance

Nvidia a toutefois bénéficié d’un deuxième coup de chance. L’apparition de ChatGPT, fin 2022, a suscité un véritable engouement pour l’intelligence artificielle, offrant de nouveaux débouchés bien plus vastes aux puces très puissantes de Nvidia. Rares, ces dernières sont facturées jusqu’à 30 000 dollars. Au terme de son exercice clos fin janvier 2023, le bénéfice de Nvidia s’élevait à pas moins de 30 milliards de dollars. Les analystes tablent sur 50 milliards pour l’exercice en cours. Les prix élevés liés à la pénurie et le fort potentiel de marché ont aussi éveillé l’intérêt d’autres producteurs de semi-conducteurs. AMD a ainsi récemment proposé une alternative tout aussi puissante, mais moins onéreuse. Désireux de ne plus dépendre de quelques fournisseurs, les grands clients tels que Microsoft, Amazon ou Alphabet se sont également mis à développer leurs propres processeurs.

Avec 1 300 milliards de dollars, Nvidia est, de loin, l’entreprise la plus fortement valorisée, et probablement aussi la mieux gérée du secteur des semi-conducteurs. L’histoire nous apprend toutefois que pour réussir, surtout dans les secteurs en plein essor, il faut parfois aussi un peu de chance.

Les perspectives de croissance esquissées pour une entreprise ne peuvent pas être déterminées au centime près : elles se définissent plutôt en catégories. C’est pourquoi les dirigeants se contentent généralement d’indicateurs larges sur la trajectoire de croissance attendue, évoquant une hausse « à deux chiffres » ou « de l’ordre de 5 à 9 % ».

Flossbach von Storch a élaboré six catégories, allant de 0 pour une croissance nulle ou négative à 5 pour une croissance des bénéfices largement supérieure à 10 %.

La note de qualité finale s’appuie à la fois sur les fondamentaux et sur les perspectives de croissance d’une entreprise. La qualité a un prix, mais pas n’importe lequel. « Il vaut mieux acheter une entreprise extraordinaire à un prix ordinaire qu’une entreprise ordinaire à un prix extraordinaire », écrivait Warren Buffett à son légendaire bras droit Charlie Munger, décédé en novembre dernier. Ce dernier a un jour confié qu’au début de sa carrière, le célèbre investisseur d’Omaha accordait trop d’attention au cours et pas assez à la qualité de l’entreprise. Il concluait en affirmant qu’il vaut mieux payer plus et acheter des entreprises ayant une base de revenus solide et de belles perspectives de croissance à long terme. Toutefois, même les cours des meilleures entreprises se heurtent à un plafond. Quand toutes les bonnes nouvelles sont intégrées dans le cours boursier, l’action a déjà capitalisé sur une partie importante de son potentiel. Elle risque alors de sous-performer pendant longtemps.

Pas à tout prix

L’excellente qualité à juste prix que décrit Warren Buffet est devenue plus rare. Rien d’étonnant, donc, à ce que Berkshire Hathaway, sa société d’investissement, possède une montagne de liquidités dépassant les 150 milliards de dollars. Ces dernières sont actuellement rémunérées à quelque 5 %, un chiffre très alléchant, mais sur le plus long terme, elles devraient être placées dans des investissements qui rapportent davantage. Warren Buffett a identifié au moins une entreprise au rapport qualité/valorisation si intéressant qu’il y investit régulièrement : la sienne, Berkshire Hathaway. Au cours des trois années écoulées, Berkshire Hathaway a racheté pour 51 milliards de dollars d’actions. Malgré la disparition de leurs titres, les actionnaires n’ont rien à regretter : leur participation à cette entreprise extrêmement rentable a tellement augmenté que cela a eu un effet positif sur le cours. Ce dernier a bondi de 58 % depuis début 2021.

Pour pouvoir obtenir davantage de qualité à un prix juste, les valorisations doivent d’abord retomber. Le moyen le plus rapide d’y parvenir serait un effondrement des cours, à l’image de ce qui s’est passé début 2000 ou en 1972, lors du krach des « Nifty Fifty », ces actions de croissance très prisées qui avaient atteint des valorisations excessives. Ce scénario nous paraît très improbable. En revanche, les valorisations des actions de croissance, sensibles à l’évolution des taux, pourraient diminuer graduellement si les anticipations d’une baisse rapide des taux et des rendements obligataires (à l’origine du rebond boursier de la fin 2023) se révèlent exagérées.

Le différentiel de performance que nous décrivions entre les poids lourds de l’indice, aux valorisations phénoménales, et la moyenne de toutes les actions pourrait se réduire. L’évolution du marché reposerait alors sur une base plus large.


Avertissement d’ordre général

Le présent article et la présente page de nature informative, sujets à modification, sont communiqués à titre purement indicatif et n’ont pas de valeur contractuelle. Le contenu n’est pas destiné à fournir un conseil en investissement ni un quelconque autre service d’investissement, et ne constitue, de la part de MeDirect Banque SA, ni une offre, ni une recommandation personnalisée, ni un conseil, en vue d’un investissement dans les classes d’actifs mentionnées et ne peut être considéré comme tel. Investir comporte toujours des risques. Les informations contenues sur cette page ne constituent pas un conseil juridique, fiscal ou comptable.

⁠Aperçu mensuel : pourquoi les actions gagnantes perdent-elles en avril ?

Source : écrit par Gilles Coens, Head of Product chez MeDirect.

« Sell in May and go away » est un adage connu par la plupart des investisseurs. Selon cette phrase, mieux vaut vendre et prendre ses profits avant l’été et attendre après l’été pour réinvestir. La différence cette année, c’est que le mois de mai semble être en avance. Tout porte à croire que le rallye boursier, qui se poursuit depuis l’automne 2023, a pris un léger coup de froid en avril. « Sell in May (or April) and go away » est la « stratégie » que vous devez d’ores et déjà prendre avec des pincettes. Elle s’oppose quelque peu au principe consistant à éviter le « market timing ».

Durant le mois dernier (23/03/2024 – 22/04/2024), les indices mondiaux ont enregistré des performances globalement négatives. Seul l’indice Hang Seng (Chine – Hong Kong) a signé un léger gain.

Source : Google finance 22/04/2024. Seul l’indice Hang Seng a signé un léger gain en avril 2024.

Si l’on regarde la situation depuis le début de l’année, la plupart des indices boursiers enregistrent néanmoins des performances positives. Même si l’indice japonais Nikkei 225 a subi une perte de plus de 7 % en avril, il signe toujours une performance de +12,47 % depuis le début de cette année. Et avec une performance de +9,40 % depuis le début de l’année, l’indice européen Eurostoxx 50 fait même mieux que l’indice américain S&P 500, qui se situe à 5,65 %.

Tout est bon à prendre, le bon et le mauvais

Pourquoi un tel renversement de situation ? Que se passe-t-il exactement ? Le mois d’avril a alterné le bon et le moins bon. Au final, rien n’est jamais parfait.

En avril, les investisseurs ont surtout pris leurs profits. Après tout, le spectaculaire rallye boursier dure depuis des mois, et plus précisément depuis fin octobre 2023. Tout ceci explique pourquoi les gagnants des mois précédents sont subitement les grands perdants.

Prenons l’exemple de NVIDIA. Entre le 26/10/2023 et le 25/03/2024 où l’action atteignait son point le plus haut, elle a progressé de 135,58 %. Aujourd’hui, l’action est en recul de -16,30 % par rapport à ce point le plus haut. Et pourtant l’entreprise a toujours le vent en poupe. Son cours boursier progresse, de même que son bénéfice. 

Aux grandes portes battent les grands vents. Il faut s’attendre à ce que ces entreprises soient les premières à subir une correction lorsque les investisseurs prendront leurs profits. Autre point à prendre en considération : les derniers résultats trimestriels de NVIDIA ont été impressionnants, ce qui crée de grandes attentes pour le futur. Mais cela entraîne de la volatilité à la moindre déception.

Il y a plusieurs explications au fait que les investisseurs prennent leurs profits plus tôt cette année, malgré de bons résultats d’exploitation.

Les troubles au Moyen-Orient : le conflit entre l’Iran et Israël a suscité l’inquiétude ce dernier mois. Les investisseurs n’y ont pas échappé. Au-delà du drame humain, une escalade de la violence au sein de la région serait néfaste pour l’économie mondiale.

La hausse des prix de l’énergie : pendant la première quinzaine du mois d’avril, les prix du pétrole ont augmenté à cause de la crainte de futurs problèmes d’approvisionnement suite à l’escalade du conflit au Moyen-Orient. Cette hausse a renforcé davantage les craintes inflationnistes. Cette tendance s’est toutefois inversée au cours de la 2e moitié du mois.

Higher for longer : les prévisions concernant des diminutions de taux, principalement par la Fed américaine, ont entraîné les marchés vers des sommets l’automne dernier. Aujourd’hui, l’inflation aux États-Unis se révèle plus persistante. Ces prévisions sont donc passées de trois baisses de taux à deux. Et dans l’intervalle, plusieurs analystes ne tablent plus que sur une seule baisse de taux cette année.

– Le marché américain de l’immobilier est sous pression : le nombre de maisons vendues est en baisse aux États-Unis et les taux hypothécaires atteignent pas moins de 7 %. Des diminutions de taux pourraient donc bel et bien soulager les marchés immobiliers.

– La hausse des valorisations : même si les actions étaient déjà excessivement chères, les valorisations ont encore augmenté ces six derniers mois. Les taux élevés persistants pèsent sur les bénéfices futurs, ce qui se traduit techniquement par une valorisation encore plus chère des entreprises.

Par chance, les Américains continuent à consommer.

Mais il y a aussi de bonnes nouvelles ! Malgré les taux plus élevés, les Américains continuent à consommer. La consommation contribue à hauteur de pas moins de 67 % à la croissance du PIB, ce qui fait des États-Unis une véritable économie de consommation. 

Pour la première fois depuis des mois, l’indice ISM PMI manufacturier augmente aux États-Unis, passant de 47,8 en février à 50,3 en mars 2024. Basé sur la confiance des directeurs d’achat du secteur manufacturier américain, cet indicateur a ainsi fait mieux que les prévisions du marché de 48,4. Un PMI1 au-dessus des 50 indique un retour de la croissance dans l’industrie manufacturière américaine.

Reste à voir quels bénéfices les entreprises vont publier. Fin avril, les « Magnificent 7 » publieront leurs résultats trimestriels, ce qui pourrait avoir un impact considérable. Il semblerait par exemple que Tesla vende moins de voitures que prévu. Reste à voir quelles conséquences cela aura sur les résultats d’exploitation.

La BCE prendra-t-elle les devants ?

En Europe, l’inflation est moins vive qu’aux États-Unis pour l’instant. Elle se rapproche même de l’objectif de 2 %. En avril, plusieurs membres de la BCE suggéraient même que la banque centrale allait diminuer ses taux plusieurs fois cette année.

Reste à savoir si la première diminution de taux aura lieu en juin. Avec une inflation et une croissance plus faibles, ce pourrait être le moment idéal pour diminuer ses taux. Cela redonnerait de l’oxygène à l’économie et aux marchés.

Pourtant, la BCE n’a pas pour habitude d’agir avant la Fed. Une diminution de taux pourrait avoir un impact négatif sur l’euro. Il se situe déjà à un niveau bas. Diminuer les taux risquerait d’encore affaiblir l’euro par rapport à l’USD notamment. Les taux de change rendraient les marchandises importées encore plus chères. Pour l’Europe, cela reviendrait littéralement à « importer de l’inflation ».

Selon la plupart des analystes, la BCE devrait opter pour une solution intermédiaire. Elle pourrait procéder à une légère baisse, à un rythme un peu plus lent et par petites tranches de 25 points de base par exemple. En juin 2024, tous les signaux pourraient passer au vert pour une première baisse de taux.

La Chine performe mieux que prévu

En Chine, le produit intérieur brut a augmenté de plus de 5,3 % au premier trimestre en glissement annuel. C’est mieux que les prévisions des analystes qui se situaient à 5 %. Un trimestre plus tôt, ce chiffre n’était que de 5,2 %. Cette reprise de la croissance s’explique notamment par les mesures de soutien des autorités chinoises.

Si l’on se base sur d’autres données, l’économie présente un tableau plus mitigé :

– La production industrielle a augmenté de 4,5 % en mars par rapport à l’année dernière. Ce résultat est inférieur aux prévisions et représente une baisse par rapport à la croissance de 7 % enregistrée au cours de la période janvier-février 2024.

– Les ventes au détail ont augmenté de 3,1 % en mars par rapport à l’année dernière. Ce résultat inférieur aux prévisions s’explique par un ralentissement du chiffre d’affaires dans l’horeca et l’industrie automobile après le Nouvel An chinois.

– Les investissements immobiliers ont diminué de 9,5 % sur une base annuelle.

– Le chômage dans les villes a légèrement diminué pour s’établir à 5,2 %, tandis que le chômage des jeunes s’est maintenu à 15,3 % en mars, soit le même niveau qu’en février.

Investir ou pas ?

Est-ce le bon moment pour investir ? La récente baisse sur les bourses permet de profiter de valorisations plus faibles. Certaines actions sont donc proposées à une valorisation attrayante. Il peut dès lors être intéressant d’examiner en détail toute une série d’opportunités, a fortiori pour les investisseurs en actions, en ETF et en fonds.

À cet égard, il convient de garder à l’esprit le conseil consistant à étaler les achats dans le temps et à tout considérer à un horizon suffisamment lointain. D’ailleurs, les investissements à long terme sont particulièrement importants pour les investisseurs en fonds qui optent pour des fonds à gestion active.

Étaler ses achats à travers le cycle de marché, à des moments plus chers et d’autres moins chers, reste une bonne stratégie. Vous profitez ainsi de la hausse des marchés et pendant les baisses, vous pouvez acheter plus de parts pour le même budget. À cet égard, il est important de ne pas se laisser influencer par ses émotions. Même après une correction, il peut être intéressant d’oser entrer sur le marché et de prendre des positions.

Ne préféreriez-vous pas confier cette gestion à des professionnels ? Découvrez sans plus tarder MeManaged, la plateforme d’investissement de MeDirect. Nos experts prendront les décisions difficiles à votre place. Vous profitez ainsi de la sérénité d’investissements professionnels, tandis que nos spécialistes prendront soin de votre portefeuille.


1PMI = Purchasing Managers Index Cet indice exprime la confiance des directeurs d’achat de différents segments et constitue un des principaux indicateurs reflétant les prévisions de croissance future.


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Les premiers bourgeons du printemps font leur apparition sur les marchés émergents

Source : Robeco

Les marchés émergents ont été éclipsés par les performances éblouissantes du S&P 500, mais les perspectives de bénéfices élevés et les signes timides de stabilité en Chine annoncent peut-être le retour du printemps. Il se pourrait également que les actions sud-coréennes s’apprécient à la suite des prochaines élections et des réformes attendues.

Une inversion de tendance s’est produite en février : après quatre mois consécutifs de sous-performance, les actions des marchés émergents (ME) ont surperformé les actions des marchés développés (MD). La Chine a joué un rôle dans ce revirement de situation. En effet, les marchés actions chinois ont commencé à se redresser après le point bas de la mi-janvier et une période prolongée de dévaluation. L’amélioration des données économiques, qu’il s’agisse des ventes au détail plus élevées que prévu ou de l’accélération de la croissance de la production industrielle, a également été favorable. Les plans de relance mis en place par Pékin au cours des 9-12 derniers mois semblent faire lentement sentir leurs effets sur l’économie réelle. Ces événements sont-ils les prémisses d’un été en fanfare pour les ME ou ne s’agit-il que d’un leurre ? Sur la base des prévisions de croissance bénéficiaire pour 2024 (supérieure à 18 %) et de l’amélioration du sentiment à l’égard de la classe d’actifs, y compris la Chine, nous restons optimistes vis-à-vis des marchés émergents. La sous-évaluation persistante des ME, de l’ordre de 30 %, conforte notre vision à long terme à cet égard.

Les résultats des élections à venir dans les ME pourraient être déterminants

Les élections organisées un peu partout dans le monde jusqu’à la fin de l’année 2024 seront déterminantes pour les ME. En effet, plus de la moitié de la population mondiale va se rendre aux urnes cette année. C’est Taïwan qui a donné le coup d’envoi. La victoire emportée en janvier par le Parti progressiste-démocrate (DPP) ne devrait pas entraîner de changements significatifs dans les politiques favorables aux entreprises et au marché actions. Le résultat officiel des élections tenues en février en Indonésie a été annoncé fin mars et a confirmé la victoire du candidat du parti au pouvoir du président sortant, Joko Widodo. Le président nouvellement élu, Prabowo Subianto, n’apportera pas de changement notable aux politiques économiques et financières, ce qui est une bonne nouvelle pour les entreprises et les marchés actions.

Ce sera au tour de l’Inde au deuxième trimestre, mais la date exacte n’a pas encore été annoncée. Il est probable que le parti au pouvoir, le BJP, l’emportera et que le premier ministre actuel, Narendra Modi, l’emportera. Les Sud-Africains se rendront aux urnes à la fin du mois de mai. Le résultat des élections dans ce pays reste très incertain. Nous abordons d’ailleurs ce marché avec prudence, compte tenu de l’instabilité de la situation politique et économique. Au Mexique, les élections se tiendront début juin. Mais la constitution n’autorise pas le président sortant, Andrés Manuel Lopez Obrador, à se représenter pour un nouveau mandat. Le Mexique est donc assuré d’avoir un nouveau président.

Vers la fin de la sous-évaluation des actions sud-coréennes ?

De toutes les élections organisées cette année dans les ME, celle qui se tiendra le 10 avril en Corée du Sud est l’une des plus intéressantes du point de vue des actions. À l’approche de l’échéance, tous les investisseurs se demandent si la fameuse « décote sud-coréenne » appartiendra bientôt au passé. Depuis des années, les entreprises sud-coréennes cotées en bourse se négocient à des prix inférieurs à ceux des autres marchés émergents. Quels que soient les paramètres d’évaluation pris en compte (valeur comptable, ratio cours/bénéfices ou flux de trésorerie par action), les actions sud-coréennes sont sous-évaluées. Entre 2014 et 2023, le ratio cours/valeur comptable des entreprises sud-coréennes ne représentait qu’un tiers de la moyenne de l’indice MSCI EM. Une comparaison avec Taïwan, qui est assez similaire du point de vue de la structure du marché, est éloquente : le MSCI Korea se négocie à 1,1 fois la valeur comptable, contre 2,4 fois pour le MSCI Taiwan, et le ratio cours/bénéfice de la Corée du Sud est inférieur de 20 % à celui de Taïwan. L’explication la plus plausible de la décote sud-coréenne est la culture d’entreprise dominante dans le pays, qui manque de transparence et qui laisse à désirer.

« Ces réformes sont essentielles pour assurer la viabilité du système de retraite sud-coréen. »

Les « chaebols », généralement contrôlés par une seule famille, ne sont pas connus pour prendre très au sérieux les intérêts des actionnaires minoritaires. Les conseils d’administration ont souvent pour culture de verser de faibles dividendes et de procéder rarement à des rachats d’actions. Le faible rendement des capitaux propres qui en résulte est une autre cause majeure de la faiblesse du cours des actions. En moyenne, les entreprises sud-coréennes ne versent que 20 % de leurs bénéfices sous forme de dividendes, contre 55 % à Taïwan. À titre de comparaison, la Chine verse en moyenne plus de 35 % des bénéfices à ses actionnaires. Le gouvernement sud-coréen et l’autorité de régulation ont récemment annoncé des mesures claires pour remédier une fois pour toutes à la décote coréenne et porter ainsi le cours des actions à un niveau structurellement plus élevé. Les entreprises devront déclarer le montant du ratio cours/valeur comptable en même temps que le rendement des capitaux propres. Cette mesure permettra de braquer les projecteurs sur les entreprises à la traîne dans ce domaine et les encouragera par la même occasion à élaborer un plan d’action visant à améliorer les rendements et donc à augmenter structurellement la valeur de l’entreprise. Cette approche n’est pas sans rappeler l’initiative lancée il y a un an au Japon, qui a permis à l’indice Nikkei d’atteindre récemment son plus haut niveau historique.

Améliorer la valeur actionnariale

Le président sud-coréen, Yoon Suk-yeol, a plaidé en faveur d’une réduction substantielle des droits de succession. Actuellement situés entre 50 % et 60 %, ils ont un impact notable sur les familles, qui voient leur patrimoine s’éroder de génération en génération et qui cherchent à prendre des mesures pour conserver le contrôle de leur entreprise. La maximisation de la valeur actionnariale n’est donc pas une priorité pour ces familles.

Ces réformes sont essentielles pour assurer la viabilité du système de retraite sud-coréen. Le fonds de pension national sud-coréen détient d’importantes participations sur le marché boursier national. Autre facteur défavorable : le taux de natalité extrêmement bas de la Corée du Sud, le plus bas des pays de l’OCDE. L’amélioration des performances de son marché boursier est donc l’un des enjeux les plus essentiels du pays. Mais le succès des réformes dépend de la mesure dans laquelle elles sont adoptées par les entreprises et mises en œuvre au moyen de politiques plus strictes ou d’un nouveau dispositif réglementaire. Nous sommes certains qu’aucune entreprise sud-coréenne ne souhaite voir son nom de famille figurer en tête de liste des entreprises les moins performantes en termes de rendement et de valorisation.

En résumé, nous pensons qu’à la suite des élections, une réglementation plus stricte pourrait être imposée. Dans notre rapport trimestriel de décembre 2023, nous avons évoqué des perspectives réjouissantes pour les bénéfices en Corée du Sud. Les prévisions des analystes pour 2024 annoncent une hausse de plus de 65 % des bénéfices, principalement due aux fabricants de matériel informatique. Ce redressement escompté des bénéfices, après la chute de 30 % de l’an dernier, combiné à la décote sud-coréenne, est la principale raison de la surpondération structurelle de la Corée du Sud dans nos portefeuilles marchés émergents.

Graphique 1 : Ratio cours/valeur comptable de la Corée du Sud par rapport aux autres pays et aux indices


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L’Investment Grade regorge d’opportunités pour faire travailler ses liquidités

Source : Rothschild & Co

Après avoir anticipé jusqu’à 6 baisses de taux en fin d’année dernière1, dont une première en mars, les incertitudes du marché face à la résilience de l’inflation ont réduit cet optimisme. En effet, à peine trois baisses des taux directeurs de la Fed sont valorisées aujourd’hui dans les futures2, dont une première en juillet3.

Le marché semble donc tiraillé entre la réalité des chiffres inflationnistes, le risque de ralentissement économique et les commentaires volontaristes des banquiers centraux. Les chiffres d’inflation américains, avec 3,8 % en février1, ne déclinent que très lentement et sont encore loin de la cible, la dynamique de court terme étant même haussière. Ceci conforte notre analyse selon laquelle les baisses de taux seront peu nombreuses cette année, et que, résultant de ces conditions financières restrictives, l’impact sur la croissance peut être plus sévère que prévu. Les indicateurs avancés sont en revanche sur une pente glissante, même si l’emploi reste résilient ; donnant ainsi de la matière aux commentateurs, qu’ils soient « dovish »4 ou « hawkish »5.

Sur les courbes de taux, bien que nous ayons constaté un impact haussier de ces anticipations sur les taux longs, notamment +50 points de base (pdb) depuis le début d’année sur le 5 ans allemand1, les primes de risque se sont réduites sur le marché du crédit, de 26 pdb pour l’Investment Grade6, pour revenir sur des niveaux plus vus depuis début 2022, quand la Fed procédait à sa première hausse de taux. Le marché du High Yield7 s’est, quant à lui, resserré de 70 pdb3. Les conditions financières ne se reflètent donc pas véritablement dans les primes de risque…

Face à la résilience des taux, la fenêtre d’opportunité pour investir sur les fonds à maturité reste ouverte, quand bien même la baisse des primes de risque nous paraît optimiste. Le portage devrait soutenir la performance du segment Investment Grade tout au long de l’année. Le point d’entrée actuel s’avère donc toujours intéressant pour les stratégies « buy & hold »8 qui vont profiter de ce portage avec des rendements non observés depuis 2011. Plus précisément, l’environnement de marché nous semble consacrer le retour de l’attractivité des rendements des émetteurs Investment Grade. Pour rappel, ce type de stratégie permet de rester relativement prudent en évitant l’excès de volatilité potentiellement engendré par un cycle récessionniste ou la publication des données macroéconomiques tout au long de 2024.

Par ailleurs, la probabilité de défaut au sein de ce segment à horizon cinq ans reste faible. Le vivier d’émetteurs présentant des fondamentaux sains étant actuellement riche, ce contexte permet de réaliser un bond picking9 de qualité.

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1Source : consensus, mars 2024.

2Engagement ferme d’acheter ou de vendre une quantité convenue d’un actif à un prix convenu et à une date future convenue.

3Source : Bloomberg, mars 2024.

4Positionnement favorable à une politique monétaire moins restrictive.

5Une politique monétaire Hawkish a pour objectif de lutter contre l’inflation.

6Titre de créance émis par des entreprises ou États dont la notation est comprise entre AAA et BBB- selon l’échelle de Standard & Poor’s.

7Les obligations “High Yield” (ou à haut rendement) sont émises par des entreprises ou États présentant un risque crédit élevé. Leur notation financière est inférieure à BBB- selon l’échelle de Standard & Poor’s.

8Stratégie qui consiste à conserver les titres jusqu’à maturité.

*Source : Rothschild & Co Asset Management, 29/02/2024. Le rendement actuariel brut, ou « Yield to Worst » désigne le rendement le plus mauvais que peut obtenir une obligation, sans que l’émetteur n’aille jusqu’au défaut de paiement.

9Sélection de titres.

Aperçu mensuel : les Granolas ou Magnificent 7 ? Ou les deux ?

Source : écrit par Gilles Coens, Head of Product chez MeDirect

Comme ces derniers mois, les marchés ont encore atteint de nouveaux records en mars. Tant l’Europe que les États-Unis enregistrent des performances à deux chiffres et le marché boursier japonais dépasse même les 20 %.

En revanche, les marchés de croissance continuent d’afficher de faibles performances. En effet, l’indice Hang Seng (Chine – Hong Kong) et le Bovespa (Brésil) ont connu une performance négative depuis le début de cette année.

Source : Google

Le Japon atteint de nouveaux sommets

Plusieurs causes expliquent la hausse spectaculaire du marché japonais. Par exemple, certains changements concernant la culture d’entreprise et le reporting sont actuellement mis en œuvre. Alors que les entreprises japonaises étaient auparavant très conservatrices, elles adoptent désormais une approche plus internationale, afin de renforcer la confiance des investisseurs.

En outre, la Banque centrale du Japon a mis fin aux taux d’intérêt négatifs. En l’absence de réduction des taux d’intérêt en Europe et aux États-Unis, l’économie exportatrice japonaise bénéficie de la faiblesse du yen par rapport à un dollar et un euro plus forts. Par conséquent, l’indice PMI des services du Japon a bien progressé en mars, passant de 52,9 à 54,9.

Les investisseurs américains et européens restent optimistes

Depuis le dernier trimestre 2023, nous constatons une reprise des marchés boursiers et les investisseurs restent aujourd’hui positifs. En 2023, les investisseurs comptaient toujours sur une baisse rapide des taux d’intérêt, en raison de la baisse de l’inflation et du ralentissement de l’économie. Toutefois, ils ont dû ajuster ces attentes à plusieurs reprises au cours des derniers mois.

Il existe cependant de grandes différences entre les États-Unis et l’Europe.

L’économie américaine est trop forte pour espérer une baisse des taux d’intérêt (à très court terme).

À l’annonce de chiffres de l’inflation américaine plus élevés que prévu en mars, le marché boursier américain a connu cinq jours de baisse. Heureusement, la Fed a réussi à ramener directement les marchés en territoire positif. Le président de la Fed, M. Powell, a réaffirmé qu’il prévoyait toujours trois baisses de taux d’intérêt cette année, ce qui a redonné de l’espoir aux investisseurs.

Pourtant, la Fed n’est pas du tout pressée de baisser ses taux d’intérêt. L’économie américaine résiste bien et les prévisions de croissance pour 2024 viennent d’être revues à la hausse, de 1,4 % (il y a 3 mois) à 2,1 %.

Les taux de chômage restent également faibles, malgré une légère augmentation en février. Et ce, alors que le nombre d’emplois vacants reste élevé. Le graphique ci-dessous met en parallèle le nombre d’emplois vacants (en milliers) et le taux de chômage aux États-Unis, et montre que les deux restent très éloignés.

Source : Trending Economics 23/03/2024

Tout cela explique pourquoi la Banque centrale n’est pas pressée de réduire ses taux d’intérêt. Les chiffres de croissance s’accélèrent et le marché de l’emploi se redresse. L’inflation reste supérieure à la moyenne, mais n’est plus très élevée. En raison de la vigueur de l’économie, les taux d’intérêt devraient donc baisser un peu plus tard et un peu moins que prévu.

Des signes positifs aussi en Europe

Même si la BCE maintient ses taux d’intérêt inchangés, l’Europe a connu sa première baisse de taux. La Banque centrale suisse a pris le taureau par les cornes et surpris avec une réduction de 0,25 % de son taux d’intérêt. Les premières baisses de taux d’intérêt de la BCE elle-même se font encore attendre. 

Pourtant, la situation en Europe est moins favorable qu’aux États-Unis. Une récession semble évitée pour l’instant, mais la croissance n’est certainement pas aussi forte qu’en Amérique. La BCE a également relevé les prévisions d’inflation pour 2024 de 2,3 % à 2,7 %, et abaissé les prévisions de croissance de 0,8 % à 0,6 %.

Le marché s’attend à ce que la BCE apporte plus de clarté sur les taux à partir de mai et qu’elle prenne en compte tant la rentabilité des entreprises que l’impact des hausses de salaires.

Des signaux positifs doivent toutefois aussi être notés. Aujourd’hui, les order books (carnets de commandes des entreprises) diminuent moins vite qu’auparavant et la confiance des entreprises est à son plus haut niveau depuis plus d’un an. Les entreprises européennes souffrent également moins des longs délais de livraison auprès de leurs fournisseurs.

En mars, l’indice PMI européen est passé de 49,2 à 49,9. Nous ne sommes donc pas loin de 50, le point de basculement à partir duquel nous nous attendons à une augmentation de l’activité économique et donc à un retour de la croissance. Il s’agit toutefois d’une moyenne de l’industrie manufacturière et de l’économie des services combinées, et l’augmentation est principalement due au secteur des services. La hausse des coûts de la main-d’œuvre reste un risque à cet égard.

Pleins feux sur les GRANOLAS européennes

Au cours des derniers mois, nous avons souvent évoqué les « Magnificent 7 », les entreprises technologiques américaines les plus performantes. Les « Magnificent 7 » sont une nouvelle extension des GAFA, incluant l’action vedette NVIDIA, qui a déjà presque doublé sa valeur cette année. Pendant ce temps, l’Europe a aussi ses propres actions à surveiller : les GRANOLAS.

Les GRANOLAS comprennent 11 sociétés dans des secteurs européens solides et stables, tels que la santé, les biens de consommation de base et la technologie. Elles font partie des actions les plus valorisées du continent et ont pour caractéristiques principales une croissance solide des bénéfices, une faible volatilité, des marges élevées et stables, des bilans solides et des dividendes durables . Même si elles ne se portent pas toutes aussi bien aujourd’hui, elles ont généralement un rendement en dividendes compris entre 2,0 % et 2,5 %.

ActionSecteurBoursePerformance depuis le début de l’année (22/03/2024)
ASMLTechnologieAmsterdam+36,40 %
Astra ZenecaSoins de santéLondres-3,34 %
GSKSoins de santéLondres+14,27 %
L’OréalConsommationParis-2,51 %
LVMHConsommationParis+14,61 %
NestléConsommationZurich-4,97 %
NovartisSoins de santéZurich-2,39 %
Novo NordiskSoins de santéCopenhague+27,27 %
RocheSoins de santéZurich-10,54 %
SanofiSoins de santéParis-2,46 %
SAPTechnologieFrancfort+31,27 %

Les Granolas et leurs performances depuis le début de l’année 2024, ici au 22/03/2024

L’acronyme « GRANOLAS » a été créé chez Goldman Sachs, en 2020. Il part du principe que les États-Unis seront toujours gagnants dans le secteur technologique et que l’Europe prendra plutôt la tête dans un certain nombre d’autres secteurs, tels que les soins de santé et les biens de consommation de base. Les GRANOLAS ne se limitent donc pas aux valeurs technologiques et sont beaucoup plus diversifiés que les « Magnificent 7 » américaines.

La taille des entreprises est également différente de celle des États-Unis. Ce sont toutes de grandes entreprises, mais contrairement aux Magnificent 7, aucune n’a une capitalisation boursière supérieure à mille milliards. Seule Tesla est inférieure à ce seuil dans les Magnificent 7. La plus grande entreprise des GRANOLAS, la société danoise Novo Nordisk, a une capitalisation boursière, convertie en euros, d’environ 410 milliards d’euros.

Les GRANOLAS ont réalisé de belles performances, meilleures que l’indice européen global selon Morningstar. Cependant, depuis 2023, les Magnificent 7 ont pris une longueur d’avance, car les récents développements en matière d’intelligence artificielle ont fait grimper ces actions en flèche. Mais grâce à l’intelligence artificielle (IA), les GRANOLAS comportent aussi deux exceptions importantes : ASML, qui fournit des machines aux fabricants de puces, et SAP. Les deux entreprises technologiques profitent largement de l’essor de l’IA.

Par ailleurs, l’industrie pharmaceutique bénéficie également beaucoup de l’IA. L’analyse des résultats des tests est plus rapide et plus précise que jamais, ce qui accélère le développement de nouveaux médicaments. Par exemple, Novo Nordisk prospère aujourd’hui grâce à son médicament contre le diabète, Ozempic, et a également racheté récemment un certain nombre d’entreprises actives dans le domaine de la biotechnologie et du développement de médicaments, telles que la société américaine Catalent.

Source : Morningstar, février 2024

Les GRANOLAS européennes, couvrant différents secteurs, suivent peut-être le principal conseil de MeDirect en matière d’investissement : la diversification !


Avertissement d’ordre général

Le présent article et la présente page de nature informative, sujets à modification, sont communiqués à titre purement indicatif et n’ont pas de valeur contractuelle. Le contenu n’est pas destiné à fournir un conseil en investissement ni un quelconque autre service d’investissement, et ne constitue, de la part de MeDirect Banque SA, ni une offre, ni une recommandation personnalisée, ni un conseil, en vue d’un investissement dans les classes d’actifs mentionnées et ne peut être considéré comme tel. Investir comporte toujours des risques. Les informations contenues sur cette page ne constituent pas un conseil juridique, fiscal ou comptable.

Entrevue avec les trois lauréats du Rallye Boursier 2023/2024

Source : MeDirect

Le Rallye Boursier, le concours annuel d’investissement organisé par De Tijd/L’Écho, s’est clôturé en février dernier. Les lauréats des trois catégories principales – le classement général, le classement des fonds et le classement des étudiants – ont reçu leurs prix lors de la cérémonie de clôture qui s’est tenue chez Euronext. Comment s’est déroulée la compétition pour les intéressés ? Et quelle stratégie ont-ils appliquée ? Découvrez leurs réponses dans l’interview ci-dessous.

Nous commençons par le vainqueur du classement général du Rallye Boursier : Luc De Batselier.

Félicitations pour votre victoire, Luc ! Comment avez-vous accueilli la nouvelle de votre victoire au classement général ?

Luc : « J’ai été surpris, car au début de la dernière semaine, je ne faisais pas partie des dix premiers du classement. Mais une de mes positions a énormément progressé au cours de cette semaine et, le dernier jour, je me suis soudain retrouvé dans le top 10. J’ai alors réalisé que j’avais vraiment une chance de l’emporter et j’ai passé toute la journée devant mon ordinateur. Le soir, à la fermeture de la bourse américaine à 22 h, ma victoire était acquise. La dernière journée a mis mes nerfs à rude épreuve et j’ai été soulagé d’apprendre que j’avais gagné. »

Quelle a été votre stratégie durant ce Rallye Boursier ?

Luc : « Tout d’abord, je n’ai pas travaillé à la manière d’un trader. J’ai suivi une stratégie de buy & hold, sans vendre. Avant le début du concours, j’avais passé en revue la liste des titres et je savais quelle serait ma stratégie. J’ai choisi une stratégie principale (or et bitcoin) et une stratégie secondaire composée d’actions volatiles. J’ai porté mon choix sur trois sociétés de biotechnologie, car elles sont généralement volatiles. Pour moi, le Rallye Boursier n’était pas tant une question de gestion du risque que de maximisation des opportunités. J’ai continué à parier sur les quelques positions que je détenais et je les ai étoffées. »

En tant que partenaire du concours, MeDirect décerne également chaque année le prix MeDirect.be. Notre banque récompense ainsi le vainqueur dans la catégorie des fonds. Il s’agissait de la première participation au concours de Peter Van Laere. Un coup d’essai et un coup de maître. Il a reçu le prix des fonds :

Les conditions du marché sont en constante évolution. Chaque journée en bourse est différente. Quelle a été votre stratégie de sélection et de gestion des fonds et a-t-elle changé pendant le concours ? 

Peter : « Au début du Rallye Boursier, j’ai d’abord examiné les fonds disponibles et je les ai classés par catégories. J’ai ensuite effectué une sélection et j’ai procédé aux achats. Je me suis concentré sur les grandes entreprises technologiques. Chaque jour, je me posais les mêmes questions : dois-je apporter des changements à mon portefeuille ? Vais-je vendre des positions ? J’ai été plusieurs fois sur le point de le faire, mais je me suis finalement abstenu. En effet, les frais de vente sont relativement élevés. De plus, j’étais convaincu qu’en cas de correction, celle-ci serait effacée les jours suivants.

Dans le contexte du Rallye Boursier, quelles sont les caractéristiques des fonds à prendre en considération avant de les acheter, selon vous ?

Peter : « Le Rallye Boursier est bien sûr atypique : le temps est compté et les possibilités sont limitées. J’ai toujours essayé de respecter un principe que j’applique également dans la vie réelle : conserver mes fonds le plus longtemps possible. En revanche, je n’ai pas diversifié. Dans la vie réelle, je diversifie davantage sur les plans géographique et thématique, mais je ne l’ai pas fait pendant la compétition, car cela aurait lissé le résultat.

Qu’est-ce qui vous attire dans les fonds ?

Peter : « Avec les fonds gérés activement, le travail est fait pour vous. Les gestionnaires de fonds sont des spécialistes, bien plus que moi. J’ai trop peu de temps et de connaissances pour m’y consacrer pleinement. De plus, je pars du principe qu’avec une sélection adéquate, on peut obtenir un bon rendement à terme. »

Le mot de la fin revient au lauréat du prix des étudiants : Jelle Vaes. Le matin de son examen, Jelle a appris qu’il était le vainqueur dans la catégorie des étudiants.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au Rallye Boursier ?

Jelle : « Les années précédentes, mon père a participé au Rallye Boursier et il en a souvent parlé. C’est ainsi que mon frère et moi avons eu envie de tenter notre chance, ce qui a donné lieu à une véritable compétition au sein de la famille. Notre objectif était de voir qui allait terminer en tête. Lorsque j’ai réalisé que je me débrouillais bien et que je faisais partie des dix meilleurs joueurs, je me suis efforcé de rester dans le top 10. Et j’y suis arrivé ! »

Étaient-ce vos premiers pas dans le monde de l’investissement, ou avez-vous déjà de l’expérience ?

Jelle : « Il m’était arrivé d’investir avant le concours. Je possédais un petit compte d’investissement pour acquérir des connaissances et savoir comment exécuter des transactions. Ce monde ne m’était donc pas vraiment étranger lorsque j’ai décidé de participer au concours. Mais je n’ai véritablement commencé à jouer en bourse qu’avec le Rallye Boursier. »

Quels enseignements tirez-vous du concours ? Quelle expérience avez-vous acquise ?

Jelle : « Auparavant, je pensais que la différence entre les titres volatils et non volatils était plutôt de nature théorique. Toutefois, je me rends compte aujourd’hui qu’il s’agit de faits concrets et qu’il faut d’abord réfléchir à l’horizon temporel dans lequel on veut investir et à la manière dont on construit son portefeuille d’investissement. Quelle est la proportion d’actions stables par rapport aux actions volatiles ? Sur quels secteurs se concentrer ? L’échéance a un impact considérable sur les décisions d’investissement. Il vaut mieux y réfléchir à deux fois avant d’acheter au hasard. Il y a quelques années, je me suis un peu intéressé à la bourse, mais cet intérêt s’est estompé. Le Rallye Boursier l’a ravivé. »


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Aperçu mensuel : février, un mois d’indices boursiers positifs et de records dépassés

Source : écrit par Gilles Coens, senior product manager chez MeDirect

Un record a été battu en février, mais pas celui du mois d’hiver le plus chaud ou du plus pluvieux jamais enregistré. C’est l’indice Standard & Poors 500 (S&P 500) qui a dépassé pour la première fois la barre des 5 000 points le 9 février 2024. Composé des 500 plus grandes entreprises cotées au NYSE et au Nasdaq, c’est l’un des principaux indices boursiers américains, avec le Down Jones.

Les indices boursiers sont dans le vert depuis le début de l’année, et ce dans presque tous les marchés développés. Cela s’explique principalement par un mois de janvier solide et la poursuite du rallye de fin 2023. L’indice japonais Nikkei 225, en particulier, a déjà enregistré de bonnes performances cette année. Même les marchés de croissance comme la Chine et le Brésil, qui avaient enregistré des performances négatives au début de l’année, affichent une modeste reprise en février.

États-Unis

Le moteur de ce record de 5 000 points n’a pas changé depuis 2023. Ce sont encore les actions technologiques qui ont poussé le marché américain vers ces nouveaux sommets.

NVIDIA a enregistré la meilleure performance cette année, avec une belle hausse de 40 % du cours de l’action. Lors de la communication de ses chiffres pour le quatrième trimestre 2023, l’entreprise a pu annoncer une augmentation de pas moins de 265 % de son chiffre d’affaires. NVIDIA est suivi par Meta (Facebook), dont l’action a augmenté de 33 %1.

La troisième place revient à l’entreprise pharmaceutique Eli Lilly. Sur la voie du rachat dans le secteur biotech, elle s’est largement impliquée dans de nouveaux développements pour lutter, entre autres, contre l’obésité. Il y a donc ici aussi un lien évident avec l’IA et la technologie. Grâce à l’IA, les résultats des tests sont analysés beaucoup plus rapidement et précisément, ce qui permet à la recherche d’avancer plus vite dans la bonne direction. L’industrie pharmaceutique est ainsi l’un des secteurs qui amélioreront le plus leur productivité grâce à l’IA.

Parallèlement, la confiance des directeurs d’achat évolue aussi favorablement. Pour le secteur manufacturier, l’indice PMI (Purchaser Managers’ Index) est passé de 47,2 à 49,1 en février. Pour le secteur non manufacturier, le PMI a même dépassé les attentes, passant de 50,5 à 53,4, soit un résultat supérieur au score attendu de 52. Ce dernier indice PMI est nettement supérieur à 50, ce qui démontre une confiance globale positive.

Toutefois, l’inflation a de nouveau tempéré les réjouissances. Fin 2023 et en janvier 2024, les investisseurs s’attendaient toujours à un « pivot de la Fed » (la Banque centrale américaine), soit des réductions rapides des taux d’intérêt. Les marchés ont été boostés par cette perspective.

Néanmoins, ces prévisions ont été modérées lorsque les chiffres de l’inflation américaine publiés se sont avérés plus élevés que prévu. Les marchés boursiers ont alors baissé pendant plusieurs jours au cours de la deuxième quinzaine de février. L’indice S&P 500 est même repassé sous la barre des 5 000 points le 20 février. Cette déception se traduit aussi dans les chiffres de la consommation, qui étaient en baisse en janvier 2024. En l’absence de baisse des taux d’intérêt, l’économie manque d’une bouffée d’oxygène supplémentaire, alors qu’elle était fortement anticipée.

Marchés asiatiques

Les actions japonaises affichent de bons résultats. Au Japon, le Nikkei a atteint son plus haut niveau depuis plus de 30 ans. Le yen est en baisse depuis un certain temps, et un yen faible est positif pour un pays exportateur comme le Japon. Les bénéfices des entreprises japonaises évoluent aussi favorablement, avec un impact positif sur les marchés.

La Chine a célébré le Nouvel An chinois en février et le début de « l’année du dragon ». Durant cette période, les marchés boursiers chinois ont été fermés pendant une semaine. Cependant, les autorités de marché ont donné un nouveau coup de pouce à la confiance des investisseurs, après la faillite du groupe immobilier Evergrande et un malaise général sur les marchés boursiers. Pour ce faire, ils ont pris plusieurs mesures, notamment en soutenant d’autres groupes immobiliers. Combiné à l’attente d’un assouplissement de la politique monétaire, cela a raisonnablement soutenu les marchés boursiers chinois.

Europe

La Commission européenne a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2024, de 1,2 % à 0,8 %. En effet, l’inflation de ces dernières années a réduit le pouvoir d’achat dans la zone euro. Avec des taux d’intérêt plus élevés, moins de crédits sont accordés, ce qui freine à la fois l’investissement et la consommation. Cette conséquence spécifique de l’inflation n’est souvent visible que plus tard, sous la forme d’un effet différé.

Au troisième trimestre 2023, l’économie européenne s’est contractée de 0,1 %, et au 4e trimestre, elle s’est maintenue à 0 %. Cela représente un peu moins de deux trimestres consécutifs de croissance négative. L’Union européenne est donc proche de la récession. La future évolution en Europe dépend de la décision de la Banque centrale. Même si une récession est évitée de justesse, la croissance stagne. Néanmoins, aucune nouvelle détérioration de la croissance n’est attendue. De plus, l’inflation devrait rester supérieure à l’objectif de la BCE.

Des réductions de taux d’intérêt soutiendraient certainement l’économie. Mais il semble que la BCE, comme la Fed d’ailleurs, veuille encore retarder ces baisses de taux d’intérêt. Sur la base des données macroéconomiques récentes, plusieurs économistes recommanderaient déjà une baisse des taux en avril, mais la BCE ne réduira probablement pas ses taux d’intérêt avant juin. Elle souhaite éviter que les taux d’intérêt ne baissent trop rapidement en cas de poussée inflationniste inattendue.

Pour 2025, la Commission européenne prévoit une croissance de 1,5 %, soit un peu moins que les 1,6 % prévus précédemment. Les nouvelles sont également bonnes en matière d’inflation, qui diminue plus rapidement en Europe qu’aux États-Unis grâce à la baisse des prix de l’énergie. La Commission européenne s’attend donc à ce que l’inflation soit légèrement supérieure à 2 % en 2025, ce qui correspond précisément à l’objectif de la Banque centrale européenne. 

Aujourd’hui, les marchés boursiers européens ne devraient d’ailleurs pas sous-performer les marchés américains, même si nous n’avons pas de « Magnificent 7 » (le groupe des 7 plus grandes entreprises technologiques). Étant donné que l’inflation diminue plus rapidement qu’aux États-Unis, les investisseurs anticipent aussi un assouplissement de la politique monétaire. Comme aux États-Unis, nous constatons actuellement de plus grandes différences entre les performances des actions boursières. Cette situation offre des opportunités aux « stock pickers », qui peuvent faire de bonnes affaires en sélectionnant les bonnes actions. Dans notre prochaine newsletter, nous examinerons plus en détail l’équivalent européen des « Magnificent 7 » : les « GRANOLAS » (GlaxoSmithKline, Roche, ASML, Nestlé, Novartis, Novo Nordisk, L’Oréal, LVMH, AstraZeneca, SAP, Sanofi).

En 2024, il sera important de prêter à nouveau attention aux bénéfices des entreprises et de ne pas se focaliser uniquement sur la politique des banques centrales. Il y a effectivement aujourd’hui plusieurs belles valorisations sur les bourses européennes.

Vous cherchez encore plus d’informations sur les investissements et des conseils concrets ?

Découvrez les points de vue de plusieurs experts renommés dans notre dernier webinaire.

1Chiffres au 22/02/2024, date de rédaction


Avertissement d’ordre général

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Macroéconomie et actions indiennes : perspectives pour 2024

Source : Goldman Sachs Asset Management

Il ne fait aucun doute que l’Inde est en plein essor dans le monde.

L’économie indienne est devenue sept fois plus importante en vingt ans et devrait devancer le Japon en tant que troisième économie mondiale d’ici 20271,2… Cette croissance peut être attribuée à une démographie favorable, à l’augmentation des revenus, au développement du secteur financier et à l’impact de l’innovation et du numérique. L’Inde est l’un des pays qui présentent l’une des relations les plus étroites entre la croissance économique et les rendements du marché, ce qui est le facteur déterminant des rendements du marché des actions.

Perspective macroéconomique : En 2023, à environ 7 %, la croissance économique indienne était l’une des plus rapides, la deuxième parmi les pays du G20 et presque deux fois au-dessus de la moyenne des économies de marchés émergents. En 2024, nous pensons que les données macroéconomiques intérieures de l’Inde resteront fortes et stables, avec une croissance du PIB susceptible de se maintenir à un solide 6,2 %3. Nous pensons que les perspectives de croissance de l’Inde pour 2024 seront principalement façonnées par – 1) la stabilité macroéconomique, 2) les possibles baisses de taux, 3) les élections générales d’avril-mai et 4) la reprise de la consommation.

Le résultat des prochaines élections générales, prévues en avril et mai 2024, sera un catalyseur important pour le marché. Bien qu’en tant qu’investisseurs bottom-up, nous ne nous positionnons pas à grande échelle selon le résultat des élections, on remarque qu’historiquement les élections législatives ont tendance à être un moteur important pour le marché à court terme, compte tenu de leur impact sur la continuité des choix politiques et des futures réformes structurelles. Nous pensons que, quel que soit le résultat sur le plan politique, un renversement complet des politiques déjà lancées, p. ex. les dépenses d’infrastructure, est peu probable.

Perspectives sur les actions : L’Inde reste l’un des meilleurs marchés de la région : au cours de la dernière décennie, le MSCI India a eu un rendement d’env. 10 % en USD, soit presque le triple des 3 % approximatifs proposés par le MSCI EM Index. Bien que la croissance de l’Inde soit bien connue et reconnue, les valorisations élevées peuvent inquiéter les investisseurs. Au moment de la rédaction de ce texte, le BSE Sensex se négocie à 20,5 x le Ratio forward cours/bénéfice à 1 an, ce qui correspond à une prime d’env. 12 % par rapport à la moyenne sur 10 ans, après une accélération spectaculaire fin 20234. Si, prises isolément, ces valorisations peuvent sembler élevées, nous devons tenir compte de la forte croissance des bénéfices et de la bonne visibilité sur les cinq prochaines années, en raison d’un cycle émergent de reprise des investissements, d’un désendettement du bilan des entreprises, de l’exécution de réformes structurelles, du développement de nouveaux modes de consommations actionnés par le dividende démographique, de l’urbanisation et d’un afflux interne persistant pour le marché domestique de vente au détail. Alors que nous pensons que, dans ce contexte, les cours du marché sont déjà équitables, le rattrapage des bénéfices sous-jacents pourrait encore faire ralentir les valorisations en 2024.

Bien que des valorisations élevées soient rarement le facteur isolé pour provoquer une correction, une baisse à court terme des bénéfices pourrait s’accompagner d’une contraction des multiples, ce qui constituerait également une forte opportunité d’achat d’une rhétorique ‘croissance solide à long terme’ dans un creux de marché. Nous recommandons ainsi une approche sélective et active afin d’identifier et de capturer les opportunités mal évaluées du marché.

Même si son parcours 2023 était déjà très impressionnant, nous pensons que l’Inde représente encore une opportunité d’investissement très attrayante. La visibilité sur les gains et le maintien potentiel du gouvernement (et donc de la politique actuelle) restent des facteurs de soutien, en particulier dans un environnement favorable aux matières premières. Cependant, les investisseurs devraient prêter une attention particulière à la réalisation des bénéfices à mesure que le cycle progresse, car ils ont été, dans le cas de l’Inde, le principal moteur des rendements.


1Source : Recherche CLSA, décembre 2023

2Les prévisions économiques et de marché présentées ici sont fournies à titre indicatif et telles qu’à la date de cette présentation. Il n’y a aucune garantie que les prévisions seront atteintes.  Veuillez consulter les informations supplémentaires à la fin de cette présentation.

3Source : Goldman Sachs Global Investment Research, décembre 2023

4Au 31 décembre 2023


Déclarations

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Indices de référence :

Les indices ne sont pas gérés. Les données chiffrées de l’indice incorporent le réinvestissement des dividendes, mais pas la déduction de frais ou de dépenses qui réduisent les rendements. Les investisseurs ne peuvent pas investir directement dans des indices.

Les indices référencés dans le document ont été sélectionnés parce qu’ils sont connus, facilement identifiés par les investisseurs et reflètent les indices qui, selon le Gestionnaire d’investissement (qui se base sur les pratiques de l’industrie), forment un indice de référence approprié contre lequel évaluer un investissement ou le marché plus large décrit dans les présentes. Les indices ne sont pas gérés et l’exclusion des fonds spéculatifs « défaillants » ou fermés peut signifier que chaque indice surestime généralement la performance des fonds spéculatifs.

Les investissements dans les marchés émergents peuvent être moins liquides et présenter un risque plus élevé que les investissements dans les marchés développés en raison, entre autres, de réglementations inadéquates, de marchés de titres volatils, de taux de change défavorables, de développements sociaux, politiques, militaires, réglementaires, économiques ou environnementaux, ou de catastrophes naturelles.

Les prévisions économiques et de marché présentées ici reflètent une série d’hypothèses et de jugements en vigueur à la date de cette présentation et sont susceptibles d’être modifiées sans préavis.  Ces prévisions ne tiennent pas compte des objectifs d’investissement spécifiques, des restrictions, de la situation fiscale et financière ou d’autres besoins individuels d’un client.  Les données réelles varient et pourraient ne pas être intégrées ici.  Ces prévisions sont soumises à des niveaux élevés d’incertitude qui peuvent affecter la performance réelle. Par conséquent, ces prévisions ne doivent être considérées que comme de simples représentations d’un large éventail de résultats possibles.  Ces prévisions font l’objet d’estimations, sont basées sur des hypothèses, sont sujettes à des révisions importantes et peuvent changer considérablement en fonction de l’évolution des conditions économiques et de marché. Goldman Sachs n’a aucune obligation de mettre à jour ou de modifier ces prévisions. Les études de cas et les exemples sont uniquement fournis à titre d’illustration.

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Ce document contient des informations relatives à des performances passées ou a servi de base à des décisions d’investissement discrétionnaires prises précédemment.  Ces informations ne doivent pas être interprétées comme une recommandation, une recherche ou un conseil en investissement à jour.  Il ne faut pas supposer que les décisions d’investissement présentées s’avéreront rentables, ou que les décisions d’investissement prises à l’avenir seront rentables ou égaleront la performance des investissements discutés dans le présent document.  Les décisions d’investissement mentionnées ne le sont que pour exemplifier notre approche et/ou notre stratégie d’investissement et ne sont pas représentatives de la performance globale de notre stratégie.  Ces exemples ne sont pas nécessairement représentatifs des autres décisions d’investissement.

Les points de vue et opinions exprimés sont uniquement fournis à titre d’information et ne constituent pas une recommandation de Goldman Sachs Asset Management quant à l’achat, la vente ou la détention de titres. Les points de vue et opinions sont à jour à la date de la présente présentation et peuvent être sujets à modification. Ils ne doivent pas être interprétés comme des conseils en investissement.

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Les actions technologiques poursuivent leur hausse en 2024

Source : MeDirect

En ce début d’année civile, les marchés boursiers ont le moral au beau fixe. Avant Noël, Jerome Powell, le directeur général du système des banques centrales américaines, a annoncé aux marchés financiers trois baisses de taux d’intérêt en 2024.

Début janvier, Nvidia et TSMC, respectivement créateur et fabricant des puces informatiques les plus avancées, ont fait savoir qu’ils ne pouvaient pas suivre la demande des clients et que la croissance du chiffre d’affaires se poursuivrait pendant un certain temps. Une sélection d’actions technologiques, dont les fabricants néerlandais de machines destinées à produire des puces ASML, ASMI et Besi, ont particulièrement bien réagi à cette nouvelle. Ils poursuivent ainsi début 2024 la tendance à la hausse entamée en 2023. Les investisseurs se demandent cependant combien de temps cela va durer.

L’intelligence artificielle est le mot magique dans le monde entier

Le succès de la société américaine Nvidia et de la société taïwanaise TSMC s’explique en particulier par l’essor de l’intelligence artificielle (artificial intelligence en anglais, généralement abrégée en AI). Compte tenu de la promesse d’augmentation de la productivité grâce aux applications de l’IA et de la crainte que la non-participation n’affaiblisse la compétitivité, tous les pays développés du monde investissent massivement pour opérer de manière indépendante. Les entreprises Nvidia et TSMC en sont les grandes gagnantes. Nvidia fabrique des cartes graphiques qui offrent une puissance de calcul énorme grâce à la bonne combinaison de puces. TSMC (Taiwan Semiconductor Manufacturing Company) parvient à produire les puces conçues par Nvidia à l’aide des machines les plus perfectionnées. La question est de savoir quelles entreprises de la chaîne suivront cette tendance.

Les plus grandes entreprises technologiques du monde sont en première ligne : Microsoft, Apple, Amazon, Alphabet (la société mère de Google) et Meta Platforms (la société mère de Facebook, Instagram et WhatsApp). Elles explorent les applications de l’IA depuis plus d’une décennie et peuvent également s’offrir un grand nombre de puces coûteuses. Cette année, elles ajouteront des fonctions d’IA à des produits tels que Windows, l’iPhone et le moteur de recherche de Google. Les investisseurs y voient une raison d’investir à nouveau dans ces entreprises ainsi que dans une sélection d’autres sociétés qui devraient se joindre au mouvement.

Valorisations

Comme c’est souvent le cas pour les nouveaux développements, le marché boursier a déjà anticipé le succès. Aux Pays-Bas, il s’agit notamment des fabricants de machines destinées à produire des puces Besi et ASMI, qui ont vu le cours de leurs actions augmenter de plus de 100 % en 12 mois, sans hausse significative de leurs ventes. La publication périodique des chiffres des entreprises en 2024 sera donc passionnante. Toutes les entreprises auxquelles nous pourrions penser aujourd’hui ne seront pas forcément gagnantes. Avec la forte hausse des cours des actions, les attentes sont très élevées. Si les ventes et les bénéfices augmentent comme prévu, tout ira bien. En cas d’échec, le cours sera revu à la baisse. Les investisseurs en technologie seront constamment à la recherche des entreprises gagnantes et réorienteront leurs investissements s’ils ont l’impression d’avoir misé sur le mauvais cheval.

La « situation intermédiaire » est le fait que les cadres supérieurs, qui ne peuvent pas encore annoncer une croissance de leur chiffre d’affaires, maintiennent des attentes élevées pour cette année. Ce sont les investisseurs qui doivent juger de la faisabilité. Pour ce faire, ils sont aidés par des dizaines d’analystes qui émettent un jugement professionnel et ne sont pas toujours d’accord entre eux. 2024 sera donc une année d’investissement incroyablement passionnante, au cours de laquelle les investisseurs débutants pourront apprendre beaucoup de choses en peu de temps.


Clause de non-responsabilité

Les informations contenues dans cet article sont données à titre d’information générale uniquement et ne sont pas destinées à fournir des conseils juridiques ou autres conseils professionnels. Elles n’impliquent aucune obligation dans le chef de MeDirect Bank SA. Les informations fournies ne constituent pas une suggestion, une recommandation ou une sollicitation d’achat, de conservation ou de vente d’actions ; leur exactitude ou leur exhaustivité n’est pas garantie. Ces informations ne représentent pas des conseils en investissement ou tout autre service d’investissement. Elles ne doivent pas être considérées comme une offre, une recommandation personnalisée ou un conseil de MeDirect Bank SA, en vue d’investir dans les classes d’actifs énumérées.

Les instruments financiers discutés peuvent ne pas convenir à tous les investisseurs et ceux-ci doivent prendre leurs propres décisions en connaissance de cause et demander des conseils personnalisés quant à l’opportunité d’investir dans les instruments financiers ou de mettre en œuvre les stratégies discutées dans le présent document.

Les investissements comportent toujours des risques. Si vous investissez dans un produit, vous pouvez perdre une partie ou la totalité de l’argent investi. La valeur de votre investissement peut tant baisser qu’augmenter. Tout revenu que vous obtenez d’un investissement peut varier à la hausse comme à la baisse. Les produits peuvent être affectés par les fluctuations des taux de change, ce qui peut influencer le rendement de votre investissement. Les chiffres de performances cités concernent le passé, et les performances passées ne constituent pas une garantie des performances futures ou un guide fiable pour les performances futures.

Le secteur des actions liées aux ressources naturelles : perspectives pour 2024

Source : BlackRock

Dans le paysage dynamique de 2023, le secteur des ressources naturelles a fait face à de nombreux défis. Les tendances de 2023 se poursuivront-elles ou constaterons-nous une évolution ? Fin 2023, BlackRock a publié son rapport « Natural resources equity sector 2024 outlook », proposant une analyse des tendances attendues sur le marché des actions liées aux ressources naturelles pour 2024. En voici un bref résumé.

Le secteur des ressources naturelles a, de manière générale, sous-performé le marché des actions en 2023. Cela s’explique en partie par la « réouverture » décevante du commerce en Chine et de l’affaiblissement de la demande en Chine au cours de l’année en raison de la hausse des taux d’intérêt. Parallèlement, les marchés boursiers mondiaux ont été soutenus par une reprise de quelques mégacapitalisations technologiques liées à l’intelligence artificielle.

En ce début d’année 2024, l’environnement macroéconomique reste incertain. BlackRock est neutre en termes de perspectives concernant la performance absolue du secteur des ressources naturelles cette année. Dans ses vastes portefeuilles de ressources naturelles, BlackRock applique un bêta d’environ 1 par rapport à son indice de référence pour refléter cela.

Toutefois, à l’heure actuelle, le secteur des ressources naturelles semble avoir déjà pris en compte une situation macro-économique plus négative que les marchés d’actions en général. Il serait donc judicieux que les investisseurs sous-pondérant actuellement le secteur réévaluent leurs positions. Selon BlackRock, l’accentuation des tensions géopolitiques pourrait aussi avoir un impact négatif sur les prix des matières premières. BlackRock prévoit une augmentation de la divergence et de la volatilité transversale dans ce secteur tout au long de l’année 2024, ce qui constitue une opportunité potentielle pour les stock pickers actifs.


Avertissement d’ordre général

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