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La guerre en Ukraine soulève des enjeux sociaux et éthiques complexes pour les entreprises et les investisseurs

Source: Jenn-Hui Tan, Directeur Monde de l’Investissement Durable chez Fidelity International

Vendre des vêtements et de la nourriture aux Russes : est-ce agir en ligne avec les droits de l’Homme ou financer une guerre ? Voici le type de questions d’éthique et liées aux enjeux de développement durable complexes auxquelles les entreprises sont désormais confrontées. Les investisseurs doivent eux aussi s’efforcer de faire ce qui est juste tout en agissant dans le meilleur intérêt de leurs clients. Ce n’est pas chose facile.

Le retrait des entreprises internationales de Russie

L’enjeu le plus important a été le retrait des activités commerciales de Russie. Alors que les gouvernements occidentaux ont imposé des sanctions sur des individus et des institutions russes, de nombreuses entreprises occidentales se sont retirées d’elles-mêmes, souvent pour des raisons morales. Cette situation pourrait engendrer un rééquilibrage du risque souverain en matière d’ESG à l’échelle mondiale, ainsi qu’une prise en considération accrue du risque commercial lié aux valeurs morales, compte tenu de son importance croissante.

Dans de nombreux cas, la guerre en Ukraine a été décisive. Un grand nombre de marques connues, telles que McDonald’s, Apple et Coca-Cola, ont cessé leurs activités en Russie. Plus de 450 entreprises auraient annoncé ne plus participer à l’économie russe depuis l’invasion de l’Ukraine[1].

Pour d’autres entreprises, il est moins facile de comparer les différentes composantes E, S et G aux considérations éthiques.

Le propriétaire d’Uniqlo par exemple (Fast Retailing) prévoyait à l’origine de poursuivre ses activités en Russie, argumentant que « l’habillement est une nécessité », avant de céder à la pression publique en fermant temporairement ses magasins. De son côté, le géant des biens de consommation Reckitt Benckiser, qui a poursuivi ses activités dans le pays malgré les protestations de l’opinion publique, a invoqué un « devoir de protection et de responsabilité morale » envers ses 1 300 employés en Russie et le besoin des consommateurs pour les produits d’hygiène et de santé. Ces deux cas montrent que les entreprises tentent de trouver un équilibre pour faire face aux défis sociaux et éthiques auxquels elles sont confrontées.

D’autres entreprises ont été critiquées pour leur inaction, comme Renault. La société a fait partie des entreprises pointées du doigt par le président ukrainien pour avoir un temps poursuivi ses activités en Russie malgré l’invasion de l’Ukraine. Nestlé, qui a fait face à une tempête de critiques, a retiré du pays ses marques de chocolat et de café, mais continue de proposer des produits essentiels tels que les aliments pour nourrissons.

ESG et dépense militaire

L’investissement dans les secteurs de la défense et de l’armement est un autre enjeu mis en évidence par la guerre. De nombreux fonds excluent des industries telles que le tabac et les fabricants d’armes controversées, en adéquation avec certaines valeurs.

Les événements récents ont toutefois suscité un débat sur l’éligibilité des dépenses de défense à la catégorie des activités économiques durables. Si les armes conventionnelles utilisées pour la défense sont retirées des listes noires, il n’est pas certain qu’elles seront incluses dans les fonds ESG. De plus, il est peu probable qu’elles soient incluses dans les taxonomies des activités vertes ou sociales internationales et nationales qui sous-tendent la classification des fonds de type ESG.

Atteindre des émissions nettes zéro

La transition énergétique est de nouveau sous le feu des projecteurs. Quelques mois seulement après la COP26, l’Europe et d’autres pays s’efforcent à trouver d’autres sources de combustibles fossiles en vue de réduire leur dépendance vis-à-vis des sources d’énergie russes.

Des acteurs majeurs comme BP et Shell se sont retirés de leurs actifs russes, tandis que les pays européens qui avaient auparavant fermé des centrales à charbon ont dû les rouvrir. Les gouvernements occidentaux demandent aux pays de l’OPEP de pomper davantage de pétrole et de gaz pour aider à stabiliser les prix et éviter une récession. De nombreuses économies sont déjà confrontées à une inflation importante et les gouvernements cherchent à protéger les plus vulnérables. À court terme, les émissions vont donc augmenter. À plus long terme, cependant, les arguments en faveur du passage aux sources d’énergies renouvelables pour améliorer la sécurité énergétique ne font qu’augmenter. Il est devenu impératif de s’extraire du gaz et du pétrole pour des motifs E, S et G. Cela dit, les gouvernements devront trouver un équilibre entre la volonté de tendre vers un monde neutre en carbone et la nécessité d’un approvisionnement énergétique sûr et fiable.

Il en résultera un rôle accru du nucléaire, plus d’investissements dans les combustibles fossiles, un déploiement plus rapide de l’éolien et du solaire, une plus grande attention portée à la viabilité des chaînes d’approvisionnement et une accélération du développement technologique nécessaire pour faire face à l’intermittence des énergies renouvelables.

Les entreprises dont les activités sont liées à la production d’hydrogène et au stockage des batteries ont ainsi commencé à attirer davantage l’attention. Toutefois, le chemin vers la neutralité carbone ne sera pas facile, même si la hausse des prix des carburants rend les énergies renouvelables plus compétitives.

Menace de cyber-sécurité

Avant que la guerre physique n’éclate en Ukraine, une cyber-guerre souvent cachée était déjà en cours. Aujourd’hui, les gouvernements et les entreprises avertissent les citoyens et le personnel d’être beaucoup plus vigilants face aux attaques numériques et nous nous attendons à ce que la cybersécurité fasse l’objet d’une attention et d’investissements accrus dans les mois à venir.

Nous nous entretenons régulièrement avec les entreprises au sujet de leur sécurité Internet, mais selon les estimations, seules 25 % des sociétés disposent d’une cyber-protection adéquate[2], et ce malgré le nombre croissant de transactions et d’informations sensibles stockées en ligne, une tendance qui devrait se poursuivre avec des développements tels que l’Internet des Objets.

S’adapter à un monde incertain

Les enjeux ESG étaient vastes et souvent complexes à gérer avant la guerre, mais l’éclatement du conflit en Ukraine a mis en exergue des considérations sociales et éthiques souvent contradictoires. Face à ce type de complexités mouvantes, de nombreuses approches ESG peuvent avoir du mal à saisir à la fois l’ampleur des différents enjeux, la manière dont ils interagissent les uns avec les autres et la rapidité avec laquelle ils peuvent évoluer.

Pour les investisseurs, une expertise sectorielle poussée et des relations solides avec les entreprises, associées à des perspectives macroéconomiques et à une approche de double matérialité (l’impact d’une entreprise sur son environnement et inversement) peuvent aider, sinon à contourner les obstacles, du moins à se préparer le mieux possible à prendre en compte les enjeux et les défis qui peuvent survenir.

[1] Source: “Over 450 Companies Have Withdrawn from Russia—But Some Remain” | Yale School of Management 
[2] Source: https://www.bain.com/industry-expertise/technology/cybersecurity/



Informations sur les risques

– La valeur des investissements et des revenus qui en découlent peut évoluer à la hausse comme à la baisse et le client est susceptible de ne pas récupérer l’intégralité du montant initialement investi.

– Les investisseurs doivent prendre note du fait que les opinions énoncées peuvent ne plus être d’actualité et avoir déjà été mises à exécution.

– Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

– Les investissements à l’étranger peuvent être affectés par l’évolution des taux de change des devises.

– Les investissements sur les marchés émergents peuvent être plus volatils que ceux sur d’autres marchés plus développés.

– La priorité accordée par le gérant aux titres de sociétés qui jouissent d’une solide réputation en matière de développement durable peut impacter la performance du fonds de manière favorable ou défavorable par rapport à la performance de produits identiques sans ce même parti pris. Les caractéristiques durables d’un titre peuvent changer avec le temps.

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