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Aperçu mensuel : la balle est dans le camp des banques centrales

Source: Ecrit par Gilles Coens, expert en investissements chez MeDirect

Le mois de septembre a été riche en événements. La fin de la pandémie se rapproche à grands pas ou disons que l’assouplissement mondial entraîne une reprise quasi complète de la vie sociale et économique. Ce que démontrent les différents événements organisés ces dernières semaines dans notre pays qui rassemblent de plus en plus de monde.

Le mois de septembre a été un peu moins festif pour les plus grandes Bourses mondiales. Dans notre aperçu mensuel de juin, nous avions déjà indiqué que la reprise après le covid pourrait être une source d’opportunités diverses, mais que la volatilité serait inévitable. Le S&P 500 a chuté de 3,61% au cours du mois de septembre et l’Euro Stoxx 50 de 2,04%.

Que s’est-il passé sur les marchés boursiers ?

Le fonds immobilier chinois Evergrande

Si nous examinons en détails certains événements boursiers spécifiques, le géant chinois de l’immobilier Evergrande a beaucoup fait parler de lui le mois dernier. Too big to fail (Trop gros pour échouer), le Lehman Brothers de la Chine, … Des déclarations qui sont familières d’une crise financière. Evergrande a fait sensation le mois dernier, le deuxième plus grand promoteur immobilier chinois s’est retrouvé en difficulté suite à de nouvelles réglementations, mais aussi à cause de son endettement élevé, qui se monte à pas moins de 300 milliards de dollars. En conséquence, le géant de l’immobilier a du mal à faire face à ses obligations. La faillite du groupe immobilier Evergrande serait un événement boursier non négligeable, le montant de 300 milliards de dollars étant très conséquent. Cette faillite pourrait également affecter d’autres secteurs chinois. Mais de là à comparer Evergrande à Lehman Brothers et que cela entraînerait un risque systématique à l’échelle mondiale, est peut-être un peu exagéré. En effet, les banques chinoises sont hautement capitalisées, si bien que, la “contagion” mondiale n’est en rien comparable à celle de Lehman Brothers. Bien qu’un sauvetage par Pékin ne soit pas imminent, il offre des solutions aux investisseurs privés.

Les banques centrales et l’inflation

L’inflation et les banques centrales étaient aussi au centre de l’attention le mois dernier. Nous avons assisté à une forte croissance économique et à une hausse de l’inflation. Après une forte baisse, la demande d’énergie pour relancer l’économie augmentait à nouveau. Cela se remarque notamment dans l’aviation, la navigation ainsi que d’autres types de transport où l’activité a repris son cours. Cette reprise a entraîné une hausse des prix de l’énergie et, par conséquent, des prix des transports.

Le fait que l’énergie exerce une pression importante sur l’inflation se reflète également dans les chiffres. Les données d’Eurostat ci-dessous sur l’inflation dans la zone euro montrent effectivement que depuis mi-2021, on assiste à une hausse de l’inflation. Mais cela est principalement dû à la forte augmentation des prix de l’énergie.

Stocks-market

Un nouveau terme du jargon financier est “Energy Crunch” : à l’approche de l’hiver, les stocks d’énergie sont faibles, pour la plupart du monde. En particulier pour le gaz, il est très clair aujourd’hui que l’offre ne peut pas répondre à la demande. De plus, l’augmentation des exportations de gaz de la Russie vers l’Europe semble être conditionné à un certain nombre d’approbations concernant le gazoduc controversé Nord Stream 2 entre la Russie et l’Allemagne. Cela conduit donc à une forte augmentation du prix du gaz ces dernières semaines. Toute perspective d’un hiver froid pourrait encore accroître cette pression sur les prix.

L’inflation est élevée, en particulier aux États-Unis où l’on s’attend également à de fortes augmentations de salaires en raison de la pénurie de main-d’œuvre. Mais dans quelle mesure cette inflation élevée restera-t-elle temporaire ? Aux États-Unis, le taux de chômage est maintenant tombé à 5,3, ce qui reste légèrement supérieur au niveau d’avant le début de la pandémie. Ce faible taux de chômage et l’étroitesse du marché du travail ont entraîné une hausse de 4,3 % du salaire horaire moyen au cours de l’année écoulée, ce qui a renforcé la pression inflationniste à la hausse.

Assez d’interrogations pour que tous les regards soient tournés vers la Fed (banque centrale américaine), qui s’est réunie ce 22 septembre. Un mot clé a dominé les discussions : “Tapering”. Nous avions déjà abordé ce phénomène dans notre précédent aperçu mensuel. Quand la banque centrale réduira-t-elle son programme d’achat et à quel rythme ? Qui parle de “tapering” parle également “Taper Tantrum”. La signification de Taper Tantrum est la peur qu’éprouvent les investisseurs en raison du retrait de ces liquidités. Cependant, il semble que la Fed ait accepté de ne pas encore prendre de décision. Ainsi, le FOMC (Federal Open Market Committee) de la Fed, qui décide de la politique monétaire, a décidé qu’il communiquerait sur le tapering en novembre. Cela reste donc incertain pour l’instant. Certaines voix prédisent que le tapering débutera dès en novembre, tandis que d’autres analystes estiment qu’il ne se commencera pas avant 2022.

Les investisseurs anticipent

Après la réunion de la Fed, le taux à 10 ans est passé de 1,33 % à 1,48 %. Certains analystes estiment que ce taux devrait passer à 1,75 % d’ici la fin de l’année. Qui sera impacté ? Les entreprises technologiques, les actions de valeur et les actions de croissance sont les principales touchées.  En bref, une année avec de nombreux changements. Lors d’une première phase de reprise (avril 2021), les valeurs de rendement et surtout les matières premières et l’énergie en ont profité, tandis que cet été, les valeurs de croissance ont de nouveau pris le dessus.

En revanche, la hausse des taux d’intérêt n’est pas une bonne nouvelle pour les sociétés de croissance, car elles sont plus dépendantes de l’endettement et ressentent donc plus fortement la hausse des taux d’intérêt. Les secteurs défensifs, eux, sont moins touchés. Pour les valeurs financières, cela ouvre même la voie à des marges plus élevées.

Pourtant, il semble judicieux de conserver des actions de valeur et de croissance dans le portefeuille. Bon pour la diversification d’une part, mais aussi pour les opportunités d’autre part.

Qu’est-ce que tout cela signifie pour vos investissements ?

Obligations

La hausse des taux d’intérêt aura évidemment aussi un impact sur votre portefeuille obligataire, car elle entraîne une baisse de la valeur des obligations. En principe, plus la durée et la qualité de l’obligation sont longues, plus sa duration ou sa sensibilité aux taux d’intérêt est élevée.

Les obligations et les ETF existent sur différents indices obligataires avec des durées différentes, mais il faut une certaine expérience et connaissances pour les repérer. Les fonds obligataires flexibles offrent alors l’avantage que selon la politique d’investissement du fonds, le gestionnaire a la possibilité de gérer sa sensibilité aux taux d’intérêt, ce qui est aussi souvent appliqué aux fonds multi-assets ou aux fonds mixtes. La gestion d’un portefeuille obligataire en 2021 est donc un défi.

Actions

La période idéale pour des bénéfices sur les actions ?

Depuis le printemps, la performance des actions est en effet bonne, un bon moment pour revoir votre stratégie d’investissement. Ainsi, les marchés d’actions offrent toujours du potentiel et la croissance est présente. C’est la raison pour laquelle la banque centrale américaine veut réduire son programme d’achat. De même, si nous examinons certains indicateurs macroéconomiques tels que la confiance des directeurs d’achat aux États-Unis, nous voyons encore du potentiel dans les actions. Constituer un portefeuille d’actions défensives à côté d’un portefeuille d’actions de croissance semble approprié aujourd’hui pour anticiper une éventuelle hausse des taux d’intérêt. Les actions européennes offrent également une opportunité intéressante aujourd’hui, étant donné leurs valorisations relativement plus faibles qu’aux États-Unis.

En outre, il est toujours bon de rééquilibrer son portefeuille après une période de bons résultats boursiers. Cela peut également se faire en choisissant des fonds mixtes ou multi-actifs pour rééquilibrer son portefeuille.

Liquidités

Les liquidités ne semblent pas très appropriées aujourd’hui car les taux d’intérêt nominaux sont négatifs. Surtout maintenant que l’inflation a fortement augmenté, mais sans affecter les taux d’intérêt à court terme. En outre, on passe également à côté des opportunités du marché. Rester sur la touche ne semble pas non plus approprié aujourd’hui, les corrections à court terme offrent de bons points d’entrée

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