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Aperçu mensuel – Reprise économique, cela signifie quoi pour vos investissements ?

Source: rédigé par Gilles Coens, expert en investissements chez MeDirect.

Chaque mois, notre expert en investissements Gilles Coens nous donne son aperçu sur les événements récents au niveau économique et financier. Ce mois-ci, il parle du redressement progressif de l’économie belge et quel est l’impact sur vos investissements, entre autres.   

Optimisme croissant, économie croissante

Maintenant que la campagne de vaccination bat son plein en Belgique et que le retour à la vie normale est à portée de main, un grand optimisme règne sur les marchés et parmi les chefs d’entreprise belges. Grâce
au bon fonctionnement du moteur de vaccination, les secteurs durement touchés par les blocages, tels que la construction, la restauration, le tourisme, les cinémas et les théâtres, sont en mesure de reprendre leurs activités
et l’économie se redresse encore mieux. Avec de nouveaux assouplissements pour l’été et l’automne permettant un retour à une vie plus normale, ce n’est pas un miracle si la confiance dans l’économie continue de croître.

Selon la Banque nationale de Belgique (BNB), l’économie croît à un taux annuel de 5,5 % et, à la fin de cette année, le PIB sera au niveau qu’il avait avant le premier confinement. Après 2021, le rythme de la croissance
économique se normalisera progressivement. Les grandes banques et la Commission européenne prévoient également une croissance de l’activité économique de 4 à 4,5 % en 2021 après une chute de
6,3 % en 2020. Quelques-unes de ces grandes banques ont encore relevé leurs prévisions de croissance pour cette année, le premier trimestre ayant été marqué par une reprise économique plus importante
que prévu.

Globalement, nous prévoyons une croissance de l’activité économique belge d’environ 1,3 % au deuxième trimestre. Cependant, le troisième trimestre sera celui qui, selon les économistes, progressera le plus rapidement.

“Les économistes prévoient qu’en 2022, l’économie fonctionnera au même niveau qu’avant l’épidémie mondiale de corona.”

Comment cela influence-t ’elle la confiance des consommateurs et la confiance des entreprises ?

Cela permettra bien sûr de ramener la confiance des entreprises et des consommateurs au même niveau qu’avant la crise de Corona.

Confiance des consommateurs

Nous consommons tous de plus en plus. L’enquête mensuelle de la BNB sur la confiance des consommateurs a révélé qu’en mai, la confiance des consommateurs dans la reprise de l’économie était déjà montée
en flèche. Avant même que le gouvernement n’annonce les nouvelles mesures d’assouplissement pour l’été prochain. Cela s’explique par le fait que, d’une part, les gens sont optimistes quant au chômage pour l’année
à venir et que, d’autre part, les perspectives de la situation économique générale en Belgique sont meilleures. Bien que la consommation augmente, la plupart des ménages déclare de continuer à épargner.

Confiance des entreprises

Les entreprises ont également repris confiance dans l’économie. À la fin de l’année dernière, il était déjà revenu au même niveau qu’avant mars 2020. Grâce à leur confiance, les
entreprises investissent aussi plus qu’avant et, selon la BNB, cela ne fera qu’augmenter. Un petit commentaire s’impose à cet égard : les enquêtes mensuelles menées par les organisations patronales et la BNB ont révélé
que, bien que les entreprises soient à nouveau plus performantes et recherchent donc du personnel, elles ont du mal à en trouver. En outre, il y a une pénurie de matières premières qui entraîne des problèmes
d’approvisionnement pour de nombreuses entreprises actives dans la construction, le commerce de gros et l’industrie. Une conséquence nécessaire de cela est que les prix de vente augmenteront. 

“Il est remarquable que la confiance soit élevée non seulement en Belgique mais aussi dans le monde entier.”

Il convient également de noter que la confiance est élevée non seulement en Belgique mais aussi dans le monde entier. Cela peut être mesuré par l’indice des directeurs d’achat (PMI). Cet indicateur macro-économique
est, à quelques exceptions près, vert partout dans les plus grandes économies mondiales. De plus, ces personnages sortent également d’une profonde vallée à cause de la covid-19. Le graphique ci-dessous vous
donne une vue agrégée de cet indicateur au niveau global. Un PMI inferieur à 50 indique une confiance négative, supérieur à 50 une confiance positive.


Source: Rifinitiv

Bel-20 en profite aussi

Une conséquence assez logique de cette euphorie économique peut être observée sur le Bel-20, qui a gagné plus de points (4206) pour la première fois, dépassant le dernier indice boursier depuis le 17 février
2020 (juste avant la chute libre) de 4201,5 points. Les investisseurs qui ont osé acheter des actions pendant la chute libre, alors que tout le monde les vendait en masse, peuvent regarder en arrière avec satisfaction. Prenons l’exemple
d’AB InBev : des pertes massives au début du premier confinement, mais un véritable rebond maintenant que les bars et les restaurants ouvrent à nouveau leurs portes en masse

“L’investisseur qui a osé acheter des actions pendant la chute libre, alors que tout le monde les vendait en masse, peut regarder en arrière avec satisfaction.”

Par rapport aux autres bourses européennes, la bourse belge est un peu à la traîne. En effet, notre bourse belge détient principalement des actions de secteurs (banques, télécoms, immobilier, assurances) dont les
scores étaient encore plus bas avant la crise corona.

Qu’est-ce que tout cela signifie pour vos investissements ?

Ce que nous voyons en Belgique, nous le voyons en général dans le monde entier. Nous nous réveillons d’une période où l’économie était partiellement à l’arrêt. La relance de l’économie
a été jusqu’à présent accueillie très positivement par les marchés financiers. De nombreux indicateurs macroéconomiques sont dans le vert, donnant des signaux positifs. 

Toutefois, il convient de garder à l’esprit un certain nombre d’éléments susceptibles de provoquer une certaine volatilité sur les marchés.

  1. Inflation : Aux États-Unis notamment, elle est plus élevée que prévu. Cela a contraint la Fed (la banque centrale américaine) à prendre un ton plus « hawkish » ou moins souple. Elle envisage ainsi à réduire ses programmes d’achats d’obligations si l’économie continue sa forte progression. Bien que cette réaction de la Fed reste relativement légère par rapport aux données actuelles de l’inflation américaine. La fed est-elle « hawkish » (restrictive) ou « dovish » (souple), ceci fait débat auprès des économes. Cependant, la banque centrale européenne reste très accommodante en matière de politique monétaire, car l’inflation sous-jacente est plus faible.
  2. Valorisations : Les marchés ne sont pas bon marché aujourd’hui, les prises de bénéfices peuvent provoquer de la volatilité. Depuis la reprise, les actions de valeur ont surpassé les actions de croissance.
    Cela s’explique principalement par le caractère cyclique des valeurs de rendement et par le fait que, pendant dix ans, elles ont sous-performé les valeurs de croissance et étaient donc relativement moins chères. À
    la mi-juin, cette tendance s’est inversée en faveur des actions de croissance.

  3. Augmentation des taux d’intérêt à long terme : La hausse de l’inflation entraîne une augmentation des taux d’intérêt à long terme, ce qui exerce une pression sur les obligations à long terme. Les
    obligations à haut rendement y sont moins sensibles et bénéficient de chiffres de croissance élevés, mais offrent moins de protection en cas de correction des marchés d’actions.

Conclusion

L’importance de la diversification persiste car, malgré tous les bons indicateurs macroéconomiques, les valorisations sont relativement chères et les banques centrales peuvent être plus agressives si l’inflation est plus élevée.
Dans l’intervalle, toutefois, les bonnes données macroéconomiques continuent de soutenir les marchés et offrent des perspectives et des opportunités positives.

 

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