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Épargner via des fonds et sans émotions

Source: L’Echo 30/01/2020

La popularité des plans d’épargne en fonds ne cesse d’augmenter. Ces plans permettent de verser tous les mois un montant donné
dans un portefeuille diversifié de fonds.

Est-ce le bon moment pour se lancer dans des investissements? Les bourses n’ontelles pas déjà trop augmenté et ne sont-elles pas à la veille d’une correction? Ou, à l’inverse, la baisse des bourses
va-t-elle se poursuivre? Ce sont les questions typiques que se posent les investisseurs novices. Personne ne peut prédire le moment idéal pour investir en bourse. C’est pourquoi il vaut mieux le faire de manière systématique,
par exemple en versant tous les mois un montant fixe dans un plan d’épargne. Cela permet d’éliminer la question du timing et d’éviter de se laisser guider par ses émotions. C’est cette philosophie
que l’on retrouve dans les plans d’épargne en fonds. Ces plans permettent de verser des montants fixes, à un rythme prédéterminé, dans un ou plusieurs fonds d’investissement. La formule combine
de nombreux avantages. Si vous êtes un investisseur débutant, pas besoin de disposer d’une mise de départ importante. Vous pouvez investir systématiquement ce que vous pouvez économiser tous les mois et vous
répartissez vos investissements dans le temps.

En Belgique, la plupart des banques proposent ces plans d’épargne. Et le concept fait mouche. KBC comptabilise aujourd’hui 330.000 plans d’investissement. Même s’il ne s’agit probablement pas de 330.000 investisseurs,
car chaque client peut ouvrir plusieurs plans. Et la demande est en hausse: «Nous constatons que le nombre de nouveaux plans ne cesse d’augmenter. En quatre ans, il a été multiplié par deux. En 2019, nous avons enregistré
une hausse de 22%», confirme-t-on chez KBC. Même son de cloche dans les autres grandes banques. Le nombre de plans a augmenté de 53% chez Belfius en 2019 et BNP Paribas Fortis a également enregistré une croissance
à deux chiffres. «La formule est populaire car elle combine un plan d’épargne avec la répartition dans le temps des investissements en bourse», peut-on entendre. Chez ING, qui compte 133.843 plans d’investissement,
la croissance était de 4,4% en 2019.

Les deux banques récemment fusionnées, Crelan et AXA, communiquent encore des chiffres séparément, à savoir une hausse respective de 31 et 27% en 2019. «Les épargnants cherchent à obtenir plus de
rendement et les plans d’épargne en fonds sont un bon moyen de se familiariser avec la bourse», explique Lisa Pieters, d’AXA. Ces plans connaissent le même succès auprès des supermarchés de fonds.
MeDirect et Keytrade ont enregistré respectivement une hausse de 17 et de 26% des investissements. Pour Deutsche Bank, ces plans se montrent particulièrement pertinents durant les périodes de turbulences boursières. «Fin
2018, de nombreux épargnants n’osaient pas investir à cause des incertitudes du marché et du recul important des cours. Idem en 2019, mais cette fois parce que les bourses avaient trop augmenté. Avec un plan d’épargne
en fonds, les investisseurs n’ont pas ce type de préoccupation», explique Knut Huys. Le plan d’épargne pourrait même, selon lui, être une solution alternative à la problématique des pensions.
«Vous pouvez épargner sans devoir vous limiter à un plafond et sans trop d’efforts», ajoute-t-il.

Plans épargne en fonds

Flexibilité

Un autre avantage des plans d’épargne en fonds est leur flexibilité. Dans la plupart des banques, il est possible de choisir entre différentes fréquences de versement: mensuelle, trimestrielle, semestrielle ou annuelle.
Chez Belfius, il est même possible de verser un montant chaque semaine, sans que ce ne soit une obligation. Les plans peuvent à tout moment être arrêtés temporairement ou clôturés définitivement.
«Lorsque l’épargnant s’est décidé pour un montant mensuel, celui-ci est retiré automatiquement de son compte à la fréquence convenue. Les clients peuvent facilement passer un tour, soit en
n’alimentant pas le compte source, soit en désactivant temporairement le versement périodique. Ce montant peut en outre être modifié à tout moment», explique Wim Wuyts, de MeDirect.

Dans la plupart des banques, le seuil d’entrée est très bas: les épargnants peuvent déjà souscrire un plan à partir de 25 ou 50 euros. Seuls MeDirect et Deutsche Bank ont fixé un seuil plus élevé,
à savoir 100 euros. Chez MeDirect, l’épargnant doit également verser un capital de départ de 2.500 euros.

Le choix de fonds diffère cependant d’une banque à l’autre. Les supermarchés de fonds proposent à leurs clients des produits de différentes sociétés de gestion de fonds. Chez Keytrade et Deutsche
Bank, l’offre se compose respectivement de produits de 22 et 31 sociétés de gestion de fonds. Chez KBC, BNP Paribas Fortis et Belfius, les clients peuvent faire leur choix parmi 200 fonds, mais il s’agit de fonds maison.
Chez KBC, les fonds sont gérés par KBC Asset Management, chez BNP Paribas Fortis, par BNP Paribas Asset Management, et chez Belfius, par Belfius Investment Partners et Candriam (ex-Dexia Asset Management). Chez ING également,
les clients doivent choisir des fonds de NN Investment Partners et d’ING Solutions Investment Management. La plupart des plans d’épargne ne permettent pas de choisir plusieurs fonds. Si vous souhaitez investir dans un panier de
fonds, vous devez donc ouvrir plusieurs plans d’épargne. Chez Keytrade, AXA, MeDirect et Crelan, il est cependant possible de choisir plusieurs fonds pour un seul et même plan. «Le client peut également décider
de la pondération de chaque fonds au sein de son plan», explique- t-on chez Crelan.

Coûts

Lorsque vous choisissez un plan d’épargne en fonds, vous devez également tenir compte des droits d’entrée. Certains acteurs, comme MeDirect et Keytrade, ne facturent aucun frais à l’entrée. Dans d’autres
institutions financières, ceux-ci peuvent se monter à 3% de chaque versement. Si vous conservez votre plan d’épargne pendant suffisamment longtemps, ces frais sont amortis sur la durée: si vous gardez vos fonds pendant
10 ans, les droits d’entrée reviennent donc en moyenne à 0,3% par an. Mais ces droits d’entrée ne sont pas les seuls coûts à prendre en compte. Les banques retiennent également des frais annuels
pour la gestion, la commercialisation et l’administration des fonds. Ils sont déduits de la valeur d’inventaire quotidienne des fonds, ce qui les rend pratiquement invisibles. Pour les fonds d’actions, les frais annuels varient
entre 1,5 et 2%. Près de la moitié de ces frais est reversée au distributeur.

La clôture ou la mise à l’arrêt temporaire d’un plan ne s’accompagne généralement pas de frais supplémentaires. Seul Keytrade facture des frais de sortie de 9,95 euros par ligne au moment où
le plan d’épargne est clôturé ou lorsque les fonds sont transférés vers un autre compte-titres moins de 5 ans après l’ouverture du plan.

Certaines banques facturent également des droits de garde. Chez Deutsche Bank, les titres sont conservés par DB [email protected] pour 12 euros par ligne et par an. Par ailleurs, les investissements en fonds sont taxés. Si vous optez pour un fonds
de capitalisation – qui ne distribue pas de dividende – vous devrez payer une taxe boursière de 1,32% au moment de la revente du fonds. Vous devrez aussi compter avec la «taxe Reynders» si vous détenez un fonds
qui investit au moins 10% de ses actifs dans des produits à rendement fixe, comme des obligations. La taxe Reynders équivaut à une retenue à la source de 30% sur la plus-value réalisée par la partie obligataire
du fonds.

Âge

Les plans d’investissement sont
conseillés à tous les épargnants, quel
que soit leur âge, mais on constate
que la majeure partie des actifs des
plans d’épargne est détenue par nos
concitoyens plus âgés. «La plupart des
plans sont ouverts par des personnes
dont l’âge se situe entre 40 et 60 ans,
avec un âge moyen légèrement supérieur
à 50 ans», explique-t-on à la
Banque Nagelmackers. Idem chez
BNP Paribas Fortis et MeDirect, dont
les clients qui souscrivent ce type de
plan sont souvent des quadragénaires.
Chez MeDirect, seuls 20% des
titulaires de ces plans ont moins de
40 ans.

Cela ne signifie pas que les jeunes
n’utilisent pas ces plans, au contraire.
Les jeunes qui souhaitent investir ont
davantage tendance à opter pour un
plan d’épargne que les épargnants
plus âgés. «Près de la moitié des jeunes
investisseurs âgés de 26 à 35 ans le font
via un plan, contre seulement 17% des
56-65 ans», explique-t-on chez AXA.
En montants absolus, les jeunes représentent
cependant une minorité.
Il est également possible d’ouvrir
un plan d’épargne en fonds au nom
d’un enfant. Dans ce cas, c’est aux représentants
légaux de l’enfant qu’il
reviendra d’ouvrir ce plan. Chez BNP
Paribas Fortis, l’ouverture d’un plan
d’épargne Flexinvest pour les mineurs
est possible si le montant investi
sur le compte-titres du jeune
provient d’un compte détenu par
une personne majeure. «La loi ne permet
pas de verser l’argent à partir du
compte du mineur d’âge», nous explique
un porte-parole de la
banque.

Certaines institutions offrent également
la possibilité de recourir au
contrat de «stipulation pour autrui»
(ou «clause de tiers bénéficiaire»).
Dans ce cas, le titulaire est légalement
propriétaire du compte-titres
jusqu’à ce que l’enfant (ou le petitenfant)
atteigne l’âge convenu. Il
peut donc continuer à effectuer des
transactions sur ce compte.

Cet article a été produite avec l’autorisation de l’éditeur, tous droits réservés.

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