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L’investissement en actions mondiales

Source : Amundi

L’investissement en actions internationales repose sur une idée simple, mais puissante : les meilleures entreprises du monde ne se trouvent pas toutes sur un seul marché et limiter un portefeuille à des frontières géographiques prédéfinies revient, par définition, à se contenter d’un éventail d’opportunités plus restreint et moins diversifié. Quand on supprime ces frontières, l’univers d’investissement s’élargit considérablement et, avec lui, la possibilité d’investir dans les meilleures entreprises de chaque secteur, quel que soit leur lieu d’implantation.

C’est plus important qu’il n’y paraît à première vue. Sur un marché donné, la meilleure entreprise d’un secteur peut être d’envergure mondiale ou simplement être la meilleure parmi un nombre restreint d’acteurs locaux. Un mandat mondial lève complètement cette ambiguïté : l’univers de référence est le monde entier et seules les entreprises les plus compétitives, avec les profils financiers les plus solides et les perspectives de croissance les plus durables, sont retenues. Résultat : un portefeuille fondé sur une qualité authentique plutôt que sur des compromis géographiques.

Au-delà de la qualité des entreprises individuelles, les actions internationales offrent un atout tout aussi précieux : des moteurs de rendement véritablement distinctifs. Les différentes économies suivent des cycles asynchrones, réagissent différemment aux politiques monétaire et budgétaire, et sont façonnées par des forces structurelles distinctes, notamment les tendances démographiques, les réformes réglementaires, le développement des marchés de capitaux et la dynamique de la consommation intérieure. Un portefeuille exposé à ces différents environnements macroéconomiques n’est pas simplement diversifié au sens traditionnel du terme : il tire simultanément parti de multiples sources de rendement, largement indépendantes les unes des autres. Lorsque certaines économies traversent une phase de ralentissement, d’autres peuvent entrer en expansion ou engager des réformes structurelles créant des dynamiques favorables de longue haleine pour les investisseurs en actions. Cette hétérogénéité est un atout, et non une complication.

La valorisation est sans doute l’aspect le plus sous-estimé des opportunités offertes par les actions internationales. À tout moment, les entreprises les plus attractives en termes de valorisation, celles qui offrent le meilleur rapport rendement/risque, peuvent être concentrées sur un seul marché ou réparties sur plusieurs. Une stratégie mondiale offre aux investisseurs la liberté de suivre les valorisations où qu’elles mènent, plutôt que de se contenter des multiples qui prévalent sur un marché donné. C’est particulièrement important dans les contextes où un marché a largement devancé les fondamentaux, tandis que d’autres sont restés à la traîne : l’investisseur international peut se tourner vers les opportunités sans contrainte, alors que l’investisseur qui se concentre sur un seul marché ne dispose pas d’une telle flexibilité.

Une gestion active renforce tous ces avantages. Les gestionnaires actifs de portefeuilles d’actions mondiales les plus performants ne font pas des choix top-down visant à privilégier certains pays : ce sont des investisseurs bottom‑up dont les allocations régionales et sectorielles reposent naturellement sur leurs convictions à propos des entreprises individuelles offrant les meilleures perspectives aux valorisations les plus attractives. Leur flexibilité est de nature structurelle : contrairement aux stratégies passives, qui sont entièrement liées aux pondérations d’indice déterminées par les performances passées, les portefeuilles actifs sont entièrement tournés vers l’avenir. Les investisseurs passifs subissent toute l’ampleur d’un repli avant que l’indice ne soit rééquilibré a posteriori ; les gestionnaires actifs peuvent réduire leur exposition de manière proactive lorsqu’ils estiment que la situation se détériore, et renforcer leurs positions lorsqu’ils identifient des opportunités sous-évaluées.

Cette vision d’avenir est particulièrement intéressante dans le contexte actuel. Compte tenu de l’escalade géopolitique, de la détermination inébranlable des banques centrales et de l’allègement des positions très prisées, le marché boursier est plus volatil et plus hétérogène, ce qui récompense la précision. Sur les segments du marché où les valorisations semblent les plus élevées par rapport aux perspectives de bénéfices, faire preuve de rigueur implique d’accepter une sous-pondération, même lorsque la dynamique a été forte. Lorsque la volatilité a entraîné des distorsions (des entreprises de qualité, caractérisées par des rentrées récurrentes et défensives, ayant été vendues sans distinction aux côtés de titres moins solides), elle crée les conditions que les gestionnaires actifs peuvent exploiter.

Le secteur des services financiers se distingue comme un domaine d’opportunité présentant un fort potentiel : les banques de nombreuses régions affichent un risque de crédit réduit, une gestion rigoureuse du capital par le biais de dividendes et de rachats d’actions, ainsi que des valorisations qui restent attractives au regard de l’amélioration de leur rentabilité sur fonds propres. Le secteur des matériaux offre une autre perspective : certaines entreprises sont bien placées pour tirer parti de l’importante relance budgétaire dans les domaines des infrastructures et de la défense, tandis que les actions des sociétés aurifères servent à la fois de couverture contre l’inflation et bénéficient de la forte demande structurelle émanant des banques centrales du monde entier. Le Japon constitue l’un des cas les plus intéressants sur le plan structurel au sein des marchés développés : il s’agit d’un véritable tournant en matière de gouvernance d’entreprise, porté par des réformes au niveau des marchés boursiers et par une pression constante exercée sur les équipes de direction pour qu’elles privilégient le rendement pour les actionnaires, mettant ainsi fin à des décennies de prudence comptable. La modernisation du réseau électrique, les infrastructures liées à la transition énergétique et l’émergence précoce d’un véritable pouvoir d’achat des consommateurs après une génération de stagnation salariale constituent une thèse solide et qui se renforce d’elle‑même au fil du temps. Partout dans le monde, la restructuration en cours des chaînes d’approvisionnement mondiales, portée par des impératifs politiques liés à la relocalisation de la production, constitue un thème d’investissement pluriannuel qui transcende les secteurs et les frontières, et qui récompense une vision véritablement mondiale.

Le fil conducteur qui relie tout cela est le même : supprimer les frontières, privilégier la qualité, suivre les valorisations et laisser les opportunités faire leur œuvre.


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