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Aperçu mensuel : L’hiver s’annonce plein de défis

Source : écrit par Gilles Coens, expert en investissements chez MeDirect

La hausse des prix de l’énergie et l’inflation vont de pair – cela ne vous a pas échappé ces derniers mois. Avec une inflation de plus de 8 % aux États-Unis et de près de 10 % en Europe, les banques centrales sont très occupées en ce moment. Comme nous l’avons écrit précédemment, elles ont la très difficile tâche de combattre l’inflation d’une part et de garder un œil sur les perspectives de croissance, en baisse, d’autre part. Les banques centrales et les gouvernements se préparent à un hiver que nous n’avons jamais vu auparavant.

Les banques centrales déterminées à lutter contre l’inflation

Lors de la réunion de la Fed (la banque centrale américaine) à Jackson Hole, les propos de son président Powell ont été très “hawkish” (Les banques centrales appliquent généralement une politique monétaire « Hawkish » pour lutter contre l’inflation). Il a, entre autres, déclaré que la Fed continuera à augmenter les taux d’intérêt afin de rétablir la stabilité des prix. Même si cette mesure contribuera à lutter contre l’inflation, elle sera douloureuse pour les entreprises et les ménages. C’est le prix à payer pour la stabilité des prix, ne pas augmenter les taux d’intérêt pourrait causer encore plus de tort.

Les taux d’intérêt américains sont à 2,5 % aujourd’hui. Rien que cette année, la Fed a relevé son taux d’intérêt de 2,25%. La Banque centrale européenne (BCE) a commencé ses hausses de taux beaucoup plus tard. En juillet, la BCE a relevé le taux d’intérêt de 0,50%, ce qui a mis fin aux taux d’intérêt négatifs. Aujourd’hui, le taux d’intérêt est de 0 %. Le 8 septembre prochain, la BCE prendra une nouvelle décision sur les taux d’intérêt. Le marché s’attend à une augmentation des taux de 0,50%, mais après le discours de Powell, une augmentation de 0,75% est même envisagée.  

La BCE semble donc elle aussi suivre la voie américaine : agir aujourd’hui pour prendre des décisions encore plus drastiques plus tard. Une récession est déjà plus que probable pour l’Europe et constitue donc un obstacle moins important à la hausse des taux d’intérêt. Cette hausse des taux d’intérêt est également nécessaire afin de soutenir l’euro. En l’absence de hausse des taux d’intérêt, l’euro continuera de s’effondrer face au dollar, ce qui rendra l’énergie encore plus chère (les prix de l’énergie étant exprimés en dollars).

“Cette hausse des taux d’intérêt est nécessaire afin de soutenir l’euro, sinon l’euro continuera de s’effondrer face au dollar, ce qui rendra l’énergie encore plus chère.”

La récession n’est plus un obstacle ?

Le discours de Powell a été plus agressif qu’anticipé et a impacté les marchés : le S&P 500 a perdu 3,37 % et l’Eurostoxx 50 1,93 %.

L’économie européenne a connu une croissance de 0,7 % au deuxième trimestre de cette année, mais la croissance des trimestres à venir reste incertaine. La probabilité d’une récession augmente (une récession est une période de deux trimestres consécutifs de croissance négative). Toutefois, ce ne sont pas les augmentations des taux d’intérêt qui en sont la cause, mais l’inflation élevée elle-même. Les prix plus élevés que les consommateurs doivent payer pour les biens et services érodent le pouvoir d’achat et finiront par affecter également les entreprises.

La forte dépendance de l’UE vis-à-vis du gaz russe nous place, en tant qu’Européens, dans une position défavorable. La maintenance du gazoduc Nord Stream 1 (qui relie la Russie et l’Europe), prévue en cette fin août, fait craindre que l’infrastructure soit indisponible plus longtemps que prévu, ce qui a fait exploser les prix du gaz en Europe. Les prix actuels du gaz tiennent donc déjà partiellement compte de ce risque. Ces prix élevés obligent certaines entreprises en Europe à cesser certaines de leurs activités, ce qui engendre une perte de production d’une part, mais aussi une baisse du pouvoir d’achat due à un chômage temporaire d’autre part. Cette situation impacte également la compétitivité de l’Europe.

En conséquence, la probabilité d’une récession aux États-Unis est plus faible que pour l’Europe. Par ailleurs, tout n’est pas négatif et un peu d’optimisme ne fait jamais de tort. Tout d’abord, une récession en Europe est attendue depuis déjà un certain temps. Il ne s’agit donc pas d’un événement soudain qui ferait paniquer les marchés. C’est également le cas pour les indicateurs tels que les PMI (indice des directeurs d’achat). En Europe, ce chiffre est passé juste en dessous de 50 en juillet, ce qui indique un sentiment négatif et peut être un indicateur de croissance négative. Il faut également prendre en considération que l’Allemagne, la plus grande économie de la zone euro, a jusqu’à présent bien réussi à se constituer des réserves de gaz. Ils sont même en avance sur le calendrier, et si l’Allemagne ne devait pas se rationner, ce serait même une bonne surprise.

Que cela signifie-t-il pour vos investissements ?

Bien que les liquidités vous protègent contre les fluctuations du marché boursier, elles offrent également la certitude que, tenant compte de l’inflation, cette classe d’actifs ne vous protège pas (les taux d’épargne étant largement inférieur à l’inflation). Et ce, même si la BCE décide de relever progressivement les taux d’intérêt à partir du 8 septembre.

Il n’y a donc guère d’autre choix que d’investir. Mais, comme mentionné dans cet article, l’inflation et les tensions géopolitiques sont importantes cette année et peuvent certainement provoquer de fortes variations des marchés. Il est donc important de garder la tête froide et de toujours adopter une approche à long terme. Si vous avez une aversion totale pour le risque et ne supportez pas de voir votre capital baisser à tout moment, même brièvement, alors l’investissement n’est probablement pas une solution pour vous.

Ce qui sera particulièrement important cette année, c’est de savoir dans quelle mesure les résultats des entreprises seront affectés, non seulement aux États-Unis, mais aussi et surtout en Europe. Au deuxième trimestre, les résultats des entreprises ont été bons. Au cours des prochains trimestres, les hausses de taux d’intérêt auront un impact négatif sur certaines entreprises ayant un niveau d’endettement élevé. La hausse des prix de l’énergie aura des répercussions sur les secteurs à forte intensité énergétique. Et malgré les bons préparatifs de l’Allemagne, le resserrement potentiel du robinet à gaz de la Russie aura des conséquences. Les ratios P/E européens sont déjà nettement inférieurs à ceux d’avant la crise. La situation européenne difficile est déjà prise en compte. Bien que l’on ne puisse pas dire que tout soit immédiatement intégré dans le prix. Si vous souhaitez vendre ou acheter un portefeuille, la répartition des achats dans le temps, à intervalles réguliers est une possibilité d’anticiper d’éventuelles corrections.

“Si vous souhaitez vendre ou acheter un portefeuille, la répartition des achats dans le temps, à intervalles réguliers est une possibilité d’anticiper d’éventuelles corrections.”

Un portefeuille bien diversifié reste le message clé pour cette année (et en règle générale, quand il s’agit d’investissements). Êtes-vous exposé aux États-Unis et à l’USD, et pas uniquement à l’Europe ? Pensez également à augmenter votre exposition aux actions de valeur et de croissance, en particulier les entreprises de valeur du secteur de l’énergie qui ont bien performé cette année, les actions de croissance pouvant constituer une bonne opportunité. Pensez également à inclure des obligations dans votre portefeuille. La courbe des taux est très variable cette année, les taux d’intérêt à long terme ayant augmenté récemment. Cependant, se construire la bonne allocation obligataire, n’est pas toujours facile. Les fonds obligataires à gestion active, ainsi que les fonds mixtes, vous offrent l’avantage d’une gestion professionnelle de cette allocation.

“Les fonds mixtes à gestion active, vous offrent l’avantage d’une gestion professionnelle  et diversifiée de votre portefeuille.”


En savoir plus sur la bonne diversification ?

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