Gardez votre sang-froid face à la volatilité des marchés en 2022

Source: Ecrit par Gilles Coens, expert en investissements chez MeDirect

L’année 2022 promet d’être marquée par de nombreux hauts et bas sur les marchés. Bien que cela fasse bien sûr partie du processus d’investissement, il est important de garder la tête froide et de continuer à
rechercher des opportunités.

Qu’est-ce qui peut influencer les marchés boursiers ?

La géopolitique

Les tensions géopolitiques peuvent également provoquer des tensions sur le marché boursier. Un exemple très actuel est le conflit entre La Russie et L’Ukraine qui menace de s’aggraver. Ces dernières semaines, la
Russie a systématiquement déployé des troupes militaires le long de la frontière avec l’Ukraine, ce que l’UE interprète comme une menace. C’est le résultat du rapprochement de l’Ukraine avec l’OTAN ce qui
mène à des frictions avec la Russie. Ce n’est pas seulement la menace de guerre qui rend la situation délicate, mais aussi le fait que la Russie est un important fournisseur de gaz et que certains gazoducs traversent l’Ukraine
pour rejoindre le reste de l’Europe. Il est donc difficile de prévoir comment cette situation délicate va évoluer. Cette incertitude entraîne une réaction négative des marchés (européens).

“Les risques géopolitiques sont difficiles à prévoir et créent de l’incertitude. C’est quelque chose que les marchés n’aiment pas.”

En général, les risques géopolitiques sont difficiles à prévoir et créent de l’incertitude. C’est exactement ça que les marchés n’aiment pas. La couverture sur ce conflit potentiel a donc un impact
sur les marchés boursiers.

L’inflation élevée

Nous constatons tous que la vie est devenue plus chère. Cela est dû en partie à la forte demande de matières premières et d’énergie. Mais combien de temps cette inflation va-t-elle rester aussi élevée
? Et comment les banques centrales vont-elles réagir à cela ? En particulier aux États-Unis, où l’inflation s’accélère le plus, la question est de savoir si nous aurons 4 hausses de taux d’intérêt
cette année ou plus.

Par conséquent, les sociétés de croissance qui sont plus sensibles aux hausses de taux d’intérêt ont été très volatiles cette année. Mais toutes les entreprises en croissance n’ont pas un bilan
faible ou un ratio d’endettement élevé. La sélectivité est importante pour ceux qui investissent dans des actions de croissance en mettant l’accent sur la qualité ou ce que l’on appelle la “Quality Growth”.

Les entreprises de valeur, telles que les banques, les entreprises alimentaires ou les sociétés d’énergie, ont tendance à mieux se porter durant ces périodes. Les banques en particulier bénéficient de la
hausse des taux d’intérêt pour leurs marges, mais les entreprises du secteur de l’énergie profitent également de la hausse des prix.

La pandémie

L’Organisation mondiale de la santé a récemment indiqué que cette vague pourrait être la dernière et que la pandémie pourrait donc prendre fin. Dès lors, le COVID-19 pourrait être considéré
comme une endémie, comme la grippe. Cependant, quel que soit le point de vue, le virus continuera probablement à avoir un impact sur notre économie cette année. 

Une chose est sûre : nous ne savons pas quels sont les plans imprévisibles du virus. Après tout, nous ne sommes pas des virologues et nous avons du mal à prévoir l’impact des nouvelles variantes. Il est donc préférable
de tenir compte des éventuelles hausses de volatilité dues au virus. 

Diversifiez et continuez à investir

“La volatilité fait partie de l’investissement. Il est particulièrement important de garder la tête froide dans ces périodes.”

La volatilité fait partie de l’investissement. Il est particulièrement important de garder la tête froide dans ces périodes. Considérez les principes d’investissement simples mais efficaces suivants :

  1. N’essayez pas d’anticiper le marché. Acheter au point le plus bas et vendre au point le plus haut est le scénario idéal mais difficile à prévoir. En tant qu’investisseur, il est toujours important d’avoir un horizon
    à long terme. Cela ne signifie pas que vous ne pouvez pas agir. Passez simplement en revue votre portefeuille et demandez-vous s’il est suffisamment diversifié ? Correspond-il toujours à vos besoins et à
    votre stratégie ? Par exemple, il est possible que vous surinvestissiez peut-être dans un certain secteur ou pays.

     

  2. Ce n’est pas seulement le mauvais timing du marché qui peut vous faire quitter les marchés lorsqu’ils finissent par enregistrer des performances positives. Sortir pendant une correction n’est pas non plus sans risque. Traditionnellement, lorsque le marché boursier se redresse, les jours suivants enregistrent les plus fortes performances boursières.
    Si vous les manquez, les chances de rattraper cette perte sont limitées.

     

  3. Des portefeuilles mixtes d’actions et d’obligations ou d’autres instruments sont également possibles afin d’opter pour une gestion professionnelle des risques. En tant que gestionnaire, vous pouvez alors rechercher un certain
    équilibre risque/rendement en fonction de l’évolution des marchés.

     

  4. La volatilité peut aussi être une opportunité. Préférez-vous ne pas investir un gros montant en une seule fois ? Alors étalez la somme en achetant des petits montants chaque mois. Lorsque les
    marchés baissent, vous achetez plus d’actions et vice versa. De cette manière, vous créez un prix d’achat moyen qui, surtout dans les périodes moins favorables, est plus avantageux que lorsque vous investissez un gros
    montant en une seule fois.
     

Qu’est-ce que cela signifie pour vos investissements ?  

Liquidités

L’argent liquide offre des taux d’intérêt bas. Comme nous l’avons mentionné précédemment, nous prévoyons que 2022 sera une autre année volatile. Découvrez-en plus lors de notre première session 
meinvest.*

La reprise et la croissance

2021 a été l’année de la reprise : l’économie a rebondi avec de bons résultats commerciaux. Pour 2022, de nombreux indicateurs macroéconomiques sont encore au vert. Les taux de croissance des marchés développés
restent également supérieurs à la moyenne selon les prévisions du Fonds monétaire international, mais inférieurs à ceux de 2021.

Sur le plan économique, l’inflation élevée et les mesures que prendront les banques centrales sont une source d’incertitude. Les hausses de taux d’intérêt montrent qu’il y a une activité économique positive,
même si certaines entreprises sont plus durement touchées que d’autres. Même si les entreprises de croissance ont plus de mal à s’en sortir, elles ont toujours un potentiel à moyen terme – il suffit de penser aux entreprises
technologiques. C’est précisément la raison pour laquelle ils méritent une place dans un portefeuille diversifié.

Obligations

Les obligations peuvent également faire partie de ce type de portefeuille. Vous devez tenir compte du fait que les obligations ne sont pas seulement soumises aux taux d’intérêt à court terme, mais aussi aux taux d’intérêt
à long terme. Une augmentation de ces taux d’intérêt a un impact négatif sur la valeur de vos obligations. Mais en cas de fuite vers les valeurs refuges, cela peut constituer un contrepoids dans votre portefeuille.

La pression inflationniste

Les pressions sur l’inflation resteront élevées. Les États-Unis se demandent actuellement combien de fois la FED (banque centrale américaine) relèvera son taux directeur en 2022. Dans les dernières communications
de la BCE (Banque centrale européenne), les premières augmentations des taux d’intérêt ne sont prévues que pour 2023, de sorte que même les meilleurs comptes d’épargne offrent aujourd’hui un taux d’intérêt
réel négatif par rapport à l’inflation. En décembre 2021, le taux d’inflation belge était de 5,71%. Il n’est donc pas sans importance pour les investisseurs d’en tenir compte dans leurs choix d’investissement.

* Vous voulez en savoir plus sur la finance ? Bonne nouvelle ! Découvrez le premier d’une série de séminaires en ligne, meinvest, où nous évoquons les perspectives pour 2022.

2022 : « Annus horribilis » pour les épargnants !

Source: J.P. Morgan Asset Management

A l’heure de s’interroger sur les perspectives économiques et financières pour 2022 une chose semble certaine, c’est que le calvaire des épargnants devrait perdurer et que 2022 pourrait même être un véritable « annus horribilis » pour ces derniers.

En effet, en 2022 cela fera 10 ans que pour lutter contre la déflation, la BCE a abaissé son taux de dépôt à 0 % (et 8 ans que celui-ci est négatif) obligeant les banques commerciales de la zone euro à refléter
cette réalité dans la rémunération des dépôts de leurs clients. Si ces dernières années la faiblesse de la rémunération de l’épargne était pénible dans
l’absolu, celle-ci s’inscrivait néanmoins dans un contexte de faible inflation (1 % en moyenne), ce qui a limité l’impact en termes réels pour les épargnants.

L’an prochain, la situation devrait malheureusement se détériorer puisque d’une part, de plus en plus de banques commerciales appliquent des taux négatifs sur les dépôts de leurs clients et que d’autre
part, l’inflation devrait dépasser les 2 % pendant la majeure partie de l’année.

Dans ce contexte, pour éviter de voir l’inflation et les taux négatifs grignoter notre pouvoir d’achat, il faudra plus que jamais diversifier son épargne en 2022.

C’est bien entendu plus vite dit que fait puisqu’en quittant le relatif confort d’un dépôt à court terme, on s’expose aux incertitudes économiques et financières, qui sont comme toujours nombreuses
à l’aube d’une nouvelle année. 

Perspectives économiques et financières

D’un point de vue économique, après une année 2021 marquée par un fort rebond de la croissance économique mondiale dans le sillage de la levée des restrictions sanitaires, 2022 s’annonce a priori sous
les meilleurs auspices même si quelques nuages se profilent à l’horizon. La croissance économique mondiale devrait certes ralentir, en raison de l’impact conjugué d’effets de base moins favorables, d’une
pandémie qui devient endémique et de la suppression progressive de certaines mesures d’urgence déployées par les banques centrales et les gouvernements, mais elle devrait néanmoins demeurer soutenue grâce
au maintien de politiques budgétaires expansionnistes pour financer notamment notre transition vers une économie bas carbone. Cette croissance soutenue conjuguée à la persistance des disruptions logistiques, à la
hausse du prix des matières premières et des tensions sur les marchés du travail devrait toutefois maintenir l’inflation au-delà de l’objectif des banques centrales en 2022. C’est pourquoi, certaines d’entre
elles, à l’instar de la Fed, devraient normaliser graduellement leur politique monétaire l’an prochain, essentiellement par un ralentissement de l’expansion de leur bilan.

Sur les marchés obligataires, nous pensons que la hausse des taux courts devrait être limitée, voire inexistante en Europe, mais que les taux longs devraient en revanche continuer à augmenter graduellement dans le courant de
2022. Nous anticipons ainsi un taux à 10 ans supérieur à 2 % aux Etats-Unis et légèrement positif en Allemagne d’ici septembre 2022. Cette hausse des taux devrait peser sur les marchés obligataires et
nous privilégions donc les obligations à haut rendement et les obligations convertibles qui affichent des maturités plus courtes et des rendements plus élevés que les obligations souveraines. Nous privilégions
également la dette gouvernementale chinoise libellée en renminbi.

Sur les marchés actions, l’année 2021 a été marquée par des performances à deux chiffres sur la plupart des places boursières, grâce à la réouverture de nos économies et
à des effets de bases favorables qui ont entrainé un fort rebond de la croissance bénéficiaire des entreprises, qui s’est élevée en moyenne à 50 %. En 2022, celle-ci devrait toutefois retomber
à un niveau de 8-10 %, ce qui reste légèrement supérieur à la moyenne de ces dix dernières années. La croissance bénéficiaire devrait ainsi continuer à soutenir les marchés
d’actions en 2022 mais comme en 2021, leur performance devrait être légèrement inférieure à la croissance bénéficiaire, ce qui leur permettrait d’afficher une performance positive tout en
voyant leur valorisation baisser.

Nous restons donc positifs sur les marchés d’actions pour 2022 et ce d’autant plus que ceux-ci permettent de contrecarrer la remontée de l’inflation.

Conclusion

À l’aube de l’année 2022, il est donc important de ne pas se laisser aveugler par les nombreuses incertitudes qui entourent les perspectives économiques et financières. Si l’inflation et la remontée
des taux longs devraient peser sur les rendements réels du cash et des obligations souveraines, nous estimons en revanche que les perspectives de croissance économique et bénéficiaire devraient soutenir les marchés
d’actions et de crédit en 2022.

Source : J.P. Morgan Asset Management au 20 nov 2021. Cette communication commerciale et les opinions qu’elle contient ne constituent en aucun cas un conseil ou une recommandation en vue d’acheter ou de céder un quelconque investissement
ou intérêt y afférent. Il est à noter par ailleurs que la valeur d’un investissement et les revenus qui en découlent peuvent évoluer en fonction des conditions de marché et que les investisseurs
ne sont pas assurés de recouvrer l’intégralité du montant investi. La performance et les rendements passés ne préjugent pas des résultats présents ou futurs. Aucune certitude n’existe quant
à la réalisation des prévisions. J.P. Morgan Asset Management est le nom commercial de la division de gestion d’actifs de JPMorgan Chase & Co et son réseau mondial d’affiliés. La Politique de confidentialité
est disponible sur le site www.jpmorgan.com/emeaprivacypolicy. Publié en Europe par: JPMorgan Asset Management (Europe) S.à r.l. 09k9212411093548

Cet article a été reproduit avec l’autorisation de l’éditeur, tous droits réservés.

La reprise se poursuivra-t-elle en 2022?

Source: rédigé par Gilles Coens, expert en investissements chez MeDirect.

Que se passera-t-il l’année prochaine sur le plan économique et financier ? Et comment ces événements vont-ils affecter le marché boursier et par conséquent nos investissements ? Voici quelques éléments à prendre en compte.

L’économie de la zone euro rebondit malgré les nouvelles incertitudes liées à la pandémie et une chaîne d’approvisionnement difficile à maîtriser. Selon la Banque Centrale Européenne, la croissance
de l’économie et donc des marchés d’actions devrait atteindre 4,6 % d’ici 2022. D’autres fusions et acquisitions pourraient donner un coup de pouce supplémentaire, les entreprises saisissant leur dernière chance de profiter
de l’argent bon marché.

“L’économie de la zone euro rebondit malgré les nouvelles incertitudes liées à la pandémie et une chaîne d’approvisionnement difficile à maîtriser. ”

Inflation

Comme nous l’avons mentionné dans le précédent aperçu mensuel de mai, les prix ont été poussés
à la hausse par l’inflation et cela ne s’arrêtera pas l’année prochaine. De nombreuses industries subiront encore l’inflation, par exemple en raison de l’augmentation des coûts de production tels que l’énergie. Ces
coûts sont répercutés sur les consommateurs, qui continuent à dépenser malgré ces hausses de prix. Selon les experts économiques, l’inflation devrait s’accélérer fortement pour atteindre
2,2 % en 2021, principalement sous l’effet de cette hausse des prix de l’énergie, puis retomber à 1,8 % en 2023.

Price-pressures

Source: OECD

Banques centrales

La Banque Centrale Européenne devrait mettre fin à ses propres mesures d’assouplissement liées à la pandémie au début de 2022. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a fait savoir ce mois-ci qu’il
était très peu probable que la BCE relève son taux directeur en 2022.

En réponse à la hausse de l’inflation, la banque centrale américaine (Fed) a déjà annoncé qu’elle allait bientôt réduire davantage son soutien à l’économie. La question
est de savoir quand les taux d’intérêt augmenteront. Dans leurs perspectives pour 2022, les experts des plus grandes banques américaines affirment que les taux d’intérêt vont augmenter suite à l’inflation plus
élevée qui exerce une pression sur l’économie.

Variant Omicron

Le COVID-19 jouera-t-il encore un rôle important en 2022 ? La plupart des stratèges financiers-économiques pensent que non, grâce au développement de pilules antivirales par Pfizer Inc. et Merck & Co. Le variant encore
plus contagieux, omicron, ne serait pas en mesure de gâcher les choses selon eux. Pourtant, la pandémie nous apprend qu’il n’y a pas de certitudes.

Chine

Contrairement aux pays développés, les marchés chinois ont enregistré de mauvaises performances cette année. La Chine a été le premier pays au monde à subir les contrecoups économiques du
coronavirus, mais elle a aussi été la première à sortir de la crise. Néanmoins, l’économie chinoise a subi des différentes pressions en raison de la crise énergétique, des problèmes
immobiliers du géant Evergrande et de diverses réformes réglementaires. Avec ces réformes, la République populaire veut limiter le pouvoir d’un certain nombre de grandes entreprises ou des Chinois les plus riches.
Par ailleurs, le covid reste le facteur dominant en Chine en raison de mesures strictes telles que les contrôles aux frontières avec mise en quarantaine. Ces mesures seront-elles levées l’année prochaine afin que, petit
à petit, l’économie puisse à nouveau croître et que la pression réglementaire puisse être réduite ?

Climat

“Les industries qui intègrent l’énergie verte dans leur stratégie de croissance ont du potentiel pour l’avenir.”

Les industries qui intègrent l’énergie verte dans leur stratégie de croissance ont du potentiel pour l’avenir. En particulier, les entreprises qui opèrent dans un secteur niche ont la possibilité de s’étendre
à de nouveaux horizons.

Plus généralement, l’Europe compte de nombreuses entreprises leaders dans le domaine des technologies durables, telles que les énergies renouvelables, les voitures électriques ou le recyclage des métaux. Ces entreprises
sont prêtes à profiter de l’attention accrue accordée aux questions de durabilité et de climat dans le monde entier, et pas seulement en Europe.

Et l’ère du renouveau dans laquelle nous nous trouvons va au-delà des investissements liés au climat. L’Europe compte également des entreprises leaders sur le marché des sciences de la vie qui bénéficient
d’investissements considérables et de lancements de nouveaux produits intéressants.

Chaîne d’approvisionnement

Bien que la chaîne d’approvisionnement mondiale se soit complètement effondrée à la suite de la pandémie, ce problème devrait être progressivement résolu d’ici 2022.

“Bien que la chaîne d’approvisionnement mondiale se soit complètement effondrée à la suite de la pandémie, ce problème devrait être progressivement résolu d’ici 2022”

La pandémie mais aussi des problèmes géopolitiques ont provoqué un véritable bouleversement du paysage de l’approvisionnement cette année.  En 2021, le monde s’est réveillé après une période de blocage où l’activité économique était en grande partie à l’arrêt. Pour répondre à la demande, la plupart des stocks ont été vendus. La reprise en 2021 a non seulement fait augmenter la demande, mais le peu de stock a obligé les entreprises à produire de nouveau et rapidement. Avec comme conséquence des retards dans les livraisons. Vous en saurez plus en lisant notre dossier mensuel d’octobre.

En plus, les entreprises veulent sécuriser davantage leurs approvisionnements, elles recherchent donc des fournisseurs plus proches de chez elles, bien que ceux-ci ne soient pas nécessairement des producteurs plus efficaces. Par conséquent, les coûts peuvent être plus élevés, par exemple en raison du prix élevé du carbone. Il s’agit d’un pas nécessaire dans la bonne direction pour s’éloigner des combustibles polluants et adopter des méthodes de production plus écologiques. Mais ces coûts élevés mènent à une augmentation des prix qui à son tour fait exploser l’inflation.

Historiquement, les problèmes d’approvisionnement se règlent assez rapidement après une période difficile, car le marché trouve une réponse à la hausse de la demande et récupère ses stocks. Il n’y a aucune raison pour que ce ne soit pas le cas en 2022. La preuve en est que les coûts du fret sont déjà en baisse.

Dans le reste de l’actualité politique et économique

Ailleurs dans le monde, d’autres événements importants peuvent avoir un impact sur le marché boursier.

Considérez la situation économique et financière préoccupante de la Turquie. La monnaie nationale de la Turquie, la lire, est en baisse. Depuis cette année, la monnaie s’est déjà dépréciée de 45 %. L’inflation s’est élevée à 21% en novembre, contre 4,9% en Europe le même mois. Pour contrer ce phénomène, il faudrait augmenter les taux d’intérêt, mais le président Erdogan n’en a pas l’intention. Aux États-Unis, l’agence S&P évalue déjà la situation de manière pessimiste avec la note B+.

Plus près de nous, le choix des Français pour leur nouveau président en avril prochain pourrait avoir un impact sur le marché boursier. Macron devra non seulement se mesurer aux partis traditionnels, mais aussi à Eric Zemmour, le nouveau venu.

Aux États-Unis aussi des élections auront lieu, les midterms, qui pourraient aussi créer de la volatilité sur les marchés.  

Que cela signifie-t-il pour vos investissements ?

Omicron

En 2022 également, selon le Fonds monétaire international (FMI), les marchés développés devraient connaître une croissance supérieure à leurs moyennes historiques des dix dernières années. Même si cela sera plus faible qu’en 2021. Cela devrait soutenir davantage les marchés l’année prochaine. Toutefois, nous devons rester attentifs aux périodes de forte volatilité et aux corrections. Par exemple, nous avons vu avec les premières infections au variant omicron en Europe que les marchés ont réagi nerveusement à cette nouvelle. Il semble que tant que ce virus sera très actif, la volatilité restera de mise sur les marchés.

Banques centrales

Plus qu’en 2021, ce sera les banques centrales qu’il faudra surveiller en 2022. Aux États-Unis, les premières mesures ont déjà été prises pour réduire le soutien à l’économie. L’Europe suivra plus ue probablement. La question n’est donc plus de savoir si le soutien sera réduit, mais dans quelle mesure et à quelle vitesse. En Europe, il s’agit plutôt de réduire les programmes d’achat, tandis qu’aux États-Unis, il s’agit plutôt des premières hausses de taux d’intérêt. La hausse des taux d’intérêt exercera principalement une pression sur les portefeuilles d’obligations. Pour l’investisseur en actions, la rapidité et l’ampleur de ces mesures sont importantes. Les entreprises ayant un niveau d’endettement élevé ont évidemment plus de difficultés à cet égard. En 2022, il ne sera donc pas inutile de rechercher des entreprises de qualité, tant de valeur que de croissance, avec des bilans solides.

La diversification reste bien évidemment la clé : assurez la bonne répartition dans votre portefeuille d’investissement.

Qui sont les six participants vedettes du Rallye Boursier?

Source: L’Echo 25/11/21

Nos six candidats vedettes sont prêts pour le Rallye Boursier qui a démarré depuis lundi. Les six participants nous font part de leurs attentes et de leur stratégie pour le concours.

Pendant les dix semaines de compétition, nous nous intéresserons particulièrement à la stratégie et aux performances de six participants. Notre “coach” Kévin Jacobs, analyste financier pour la revue L’Investisseur,
se penchera chaque semaine sur le portefeuille d’une des vedettes et livrera de précieux conseils.

Simon Gougnard | L’athlète

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Champion olympique et champion du monde avec l’équipe nationale de hockey, Simon Gougnard est à 30 ans au sommet de sa carrière sportive.

“Je vais me dire que c’est vraiment mon argent, que j’ai travaillé pour l’avoir.”

Le gaillard à encore de belles années devant lui “avec la coupe du monde dans un an et demi et les JO de Paris en 2024 et après je pense que je mettrai le stick au placard au niveau international, mais je continuerai
en club tant que ça m’amuse et que j’ai le temps”.

Le temps de Simon Gougnard est principalement dédié au hockey. Mais sur son “temps libre”, ce diplôme en management se charge de faire grandir la start-up TheStrongCompany qu’il a lancée
avec un associé pour livrer des kits sport, alimentation et bien-être aux entreprises.

“Je ne suis pas père de famille, mais en bourse j’ai plutôt un profil de ‘bon père de famille'”, nous confie Simon Gougnard, “c’est un peu contre nature, mais pour le Rallye, je vais plus aller dans les actions
et investir dans du court terme. Je vais essayer d’un petit peu anticiper l’actualité, ça va être chouette!”.

“Je vais me dire que c’est vraiment mon argent, que j’ai travaillé pour l’avoir”, avoue le joueur du club de Brasschaat. Il mise sur “une plus-value tournant autour des 15%, parce que faire plus, ça serait énorme,
et faire du 10%, ça serait un peu trop conservateur à mon goût”.

Lorena Billi | La novice

2

C’est la deuxième participation de Lorena Billi au Rallye. “L’an dernier, j’avais été très présente, je suivais quasi tous les jours. Mais au fur et à mesure du concours, on commence
à se poser des questions de stratégie… faut-il être plus actif, moins actif? Effectuer tous les ordres que le concours permet ou attendre que ces premiers paris réussissent?”, se rappelle cette
assistante de direction de 31 ans qui revendique pleinement son statut du “novice”.

“Quand on est novice, on analyse tout. On n’a pas encore de repère pour mettre en place une stratégie sur toute la durée du concours.”

“Quand on est novice, on analyse tout. On n’a pas encore de repère ou d’habitude pour mettre en place une stratégie sur toute la durée du concours”, nous explique Lorena Billi. Elle met aussi en avant le côté
“mental” de la discipline: “On doit avoir un certain contrôle de soi-même par rapport à l’argent et la fluctuation de son capital.”

Lorena prend vraiment le concours comme le terrain d’exploration idéal pour mieux comprendre les marchés. Elle garde à plus long terme l’objectif de passer au concret. “Le rallye est aussi intéressant
pour voir comment font les autres. Dans quels secteurs investissent-ils, combien de temps gardent-ils leurs titres avant de les revendre?”, note encore Lorena Billi.

“Mon objectif? Je veux gagner le plus possible, du moins terminer en positif, mais en me focalisant, cette année, sur quelques actions plutôt que de m’éparpiller dans tous les sens.”

Pierre Marcolini | L’artisan engagé

3

Depuis plus de vingt ans, Pierre Marcolini travaille “de la fève de cacao à la tablette de chocolat”. En embarquant dans le Rallye Boursier, l’homme récemment élu “meilleur pâtissier du monde”
vient “avec un côté totalement vierge sur le concours: je n’ai jamais investi en bourse”.

“Je ne vais pas aller chercher le rendement, je vais chercher la durabilité.”

La bourse n’est toutefois pas totalement étrangère à Pierre Marcolini. “Je sais ce que c’est et je consulte de temps en temps les cours du cacao pour mes activités, mais de façon très éloignée,
car on a une relation directe avec les planteurs”, nous signale le chocolatier.

“J’ai envie d’aller vers des valeurs vertes. C’est ça qui va m’intéresser”, situe Pierre Marcolini quand on le questionne sur sa stratégie. “Je ne vais pas aller chercher le rendement, je vais chercher la durabilité,
quelque chose qui me paraît pérenne.”

Le Rallye Boursier sera ainsi l’occasion pour Pierre Marcolini de tester les champions de la durabilité. Et l’artisan engagé reste lucide sur ses ambitions: “C’est clair que sur le temps qui nous est octroyé pendant
le concours, je ne pense pas être le gagnant, mais ça m’est égal. Ce qui m’intéresse, c’est de découvrir cette économie en parallèle, celle du développement durable,
parce qu’on veut changer les choses.”

Philippe Meremans | Le philosophe

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Avec plus de 20 ans au compteur sur les marchés, Philippe Meremans refuse l’étiquette d’expérimenté, “trop présomptueuse” à ses yeux. Ce docteur en santé publique à la
retraite depuis le mois d’octobre préfère qu’on l’appelle “le philosophe”, car il “aime bien analyser les marchés sur un angle autre que technique, sur le point de vue sociétal, environnemental”.

“Il ne faut pas trop se fier aux analyses qui sont faites pour vous, il faut aller plus loin, se documenter.”

Contributeur pour le blog Transaction Bourse, il est un fin
observateur du marché bruxellois, “même si je n’y investis plus beaucoup”. Sa tactique sera simple: “Je vais essayer d’être conforme à ce que je fais habituellement, même si c’est de l’argent fictif.
Mais c’est très difficile, à l’heure actuelle, de définir une stratégie avec l’inflation qui monte et la dette publique qui se creuse.”

“Je vais aussi m’intéresser aux fonds, car l’avantage de ce concours, c’est qu’on ne paie pas de frais d’entrée pour les fonds”, note encore le jeune retraité.

Quant à ses objectifs, Philippe Meremans la joue modeste: “Je ne fais pas le concours pour être dans les 10 premiers. Si je termine en positif, ce sera déjà une victoire. Philippe, qui “ne donne jamais des
conseils”, préfère plutôt “déconseiller des choses. Même pour un concours, je dirai aux autres participants de ne pas trop se fier aux analyses qui sont faites pour vous, il faut aller plus loin,
se documenter.”

Naomi Tshibuabua | La benjamine

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Du haut de ses 25 ans, Naomi est la plus jeune participante vedette. Bien qu’elle soit la benjamine de l’équipe, elle en est déjà à sa troisième participation au Rallye. “L’an dernier, je n’avais pas de stratégie”, avoue cette étudiante très connectée, installée à Arlon. “J’y allais au feeling, je réagissais beaucoup aux informations et à ce qui se disait sur les réseaux sociaux. Ça avait même assez bien fonctionné”.

“Mon objectif est clairement d’entrer enfin dans le top 100.”

Ça avait même assez bien fonctionné”.

Naomi Tshibuabua nous explique “ne pas encore avoir les moyens d’investir dans la vraie vie, mais c’est quelque chose que j’ai en tête depuis longtemps, d’où mes études et mon désir de devenir une analyste financière”.

Le Rallye Boursier est donc pour elle le terrain de jeu idéal pour mettre ses cours en pratique. “Mon objectif est clairement d’entrer enfin dans le top 100 (rires). Je veux surtout avoir une meilleure vue sur les entreprises. Cette
année, je ferai une rapide analyse du bilan des entreprises avant de me positionner, sans trop forcément me prendre trop la tête, parce que ça reste un jeu.”

Naomi promet enfin de garder “un peu plus longtemps les titres auxquels je crois plus”. 

Gatien Lambert | Le challenger

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Gatien, c’est le régional de l’étape. Journaliste à la rédaction de L’Echo, il a particulièrement brillé lors de l’édition précédente, terminant pour sa première expérience
en tête de l’équipe réunissant les redoutables membres de notre journal.

“Tu dois comprendre le monde dans lequel tu vis et l’actualité économique avant d’investir, pas l’inverse”

“En arrivant à L’Echo, je voyais la Bourse comme une matière hyper complexe, un monde réservé uniquement aux personnes très compétentes, mais en fait, ce n’est pas le cas. C’est même très
intéressant. Tu dois comprendre le monde dans lequel tu vis et l’actualité économique avant d’investir, pas l’inverse.”

Éditeur minutieux, Gatien a déjà tracé les contours de sa stratégie, se ménageant même de la place pour “tenter l’un ou l’autre coup de poker à la Bourse de Bruxelles”. “Je vais investir
dans des choses la première semaine que je ne vais pas toucher pendant tout le Rallye. Mais pour monter dans le classement, il faut faire des paris et flairer les bons coups, mais je n’en dis pas plus.” 

“Mon objectif cette année sera de figurer dans le top 5 de mon équipe”, détaille Gatien Lambert qui s’attend à une course plus ardue que l’an dernier. “Au niveau du rendement, si j’arrive à faire entre
10 et 15%, ça serait déjà pas mal, mais deux grands thèmes vont corser le jeu: la vague de covid et l’énergie”, lâche sans ambages notre concurrent maison.

Je participe !

Cet article a été reproduit avec l’autorisation de l’éditeur, tous droits réservés.

Tutoriel Rallye Boursier: commencer à investir en 3 étapes

Source: L’Echo 09/11/2021

Grâce à ce tutoriel, vous pourrez rapidement vous familiariser avec le Rallye Boursier. En trois étapes simples, vous achetez votre premier titre, retrouvez facilement le récapitulatif de votre commande et invitez vos amis ou collègues au concours.

1. Comment acheter votre premier titre?

Après votre enregistrement, vous arrivez directement sur votre portefeuille. Cet outil vous permet d’avoir une vue d’ensemble sur vos investissements, votre capital et votre place dans le  classement.

Pour commencer à investir, deux manières de procéder: soit vous cliquez sur le bouton ‘Trader’ soit sur la page ‘Liste des titres’. En cliquant sur une de ces deux options, vous arrivez sur la fonction de recherche des ordres.

1

Si vous connaissez déjà le titre exact que vous voulez acheter, vous pouvez le saisir directement dans la barre de recherche en haut de la page.

Vous ne savez pas encore ce que vous voulez acheter? Utilisez les différents filtres pour trouver les titres que vous souhaitez acheter. Un premier filtre important que vous pouvez définir est le type de titre: indiquez si vous recherchez des actions ou des fonds. Un autre filtre intéressant est le filtre “Industrie”. Une fois que vous avez défini les filtres en fonction de vos préférences, cliquez sur “Rechercher” en bas de la page. Vous verrez alors apparaître une liste de titres susceptibles de vous intéresser.

2

Vous avez trouvé le titre que vous souhaitez acheter? Cliquez sur le “A” vert. Vous verrez alors apparaître  l’écran d’achat ci-dessus. Vous pouvez y indiquer si vous souhaitez exécuter votre ordre immédiatement, ou fixer une limite quotidienne ou une limite ouverte.

Vous trouverez plus d’informations à ce sujet dans notre FAQ. En outre, vous pouvez indiquer le nombre de titres que vous souhaitez acheter. Pour terminer l’achat, cliquez sur “Achat”.

3

2. Consultez votre aperçu des ordres

Une fois votre achat terminé, vous le trouverez dans l’onglet “Aperçu des ordres” sous les positions actuelles.

Vous ne trouvez pas votre ordre immédiatement? Dans ce cas, il est probablement en cours de traitement et vous le trouverez dans la rubrique “Ordres en traitement”.

4

3. Constituez une équipe

Vous pouvez non seulement participer au Rallye Boursier seul, mais aussi organiser une compétition avec des amis, des collègues ou des camarades de classe en constituant une équipe. Cela peut se faire de deux manières:

► En cliquant sur le bouton “Équipes” sous l’onglet “Classement”.

5

► En cliquant sur le bouton “Invitez d’autres”  et ensuite sur le bouton “Vers Équipes”.

6Vous choisissez ensuite un nom pour l’équipe, une description et déterminez si l’équipe est “publique” (tout le monde peut la rejoindre) ou “privée” (seuls les participants disposant du mot de passe défini par l’administrateur peuvent rejoindre l’équipe).

7

L’administrateur peut ensuite inviter d’autres participants à rejoindre l’équipe, grâce au bouton  “partager” ou en invitant lui-même d’autres personnes.

Trois bons conseils pratiques

Ci-dessous, nous vous donnons 3 conseils pratiques et vous êtes fin prêt pour votre participation au Rallye Boursier.

  1. Sur la plateforme du Rallye Boursier, vous verrez un point d’interrogation à côté d’un certain nombre de termes. N’oubliez pas de cliquer dessus pour obtenir une explication supplémentaire.
  2. Ne perdez pas de vue le mail quotidien du Rallye Boursier. Chaque jour, il contient une question de quiz qui peut vous apporter un budget supplémentaire dans le Rallye Boursier.
  3.  Consultez la FAQ du Rallye Boursier. Vous y trouverez de nombreuses explications et informations supplémentaires.

Cet article a été reproduit avec l’autorisation de l’éditeur, tous droits réservés.

Aperçu mensuel : L’année de récupération touche à sa fin

Source: écrit par Gilles Coens, expert en investissements chez MeDirect

Le mois de décembre est déjà là et la fin de l’année approche à grands pas. Jusqu’à présent, 2021 a été une année où l’économie a rebondi, même si, malheureusement, la guerre contre le covid-19 n’est pas encore terminée. Non seulement le variant delta contagieux nous joue des tours, mais un nouveaux variant potentiellement encore plus contagieux nous guette : le variant omicron.

Marché actions

Si nous examinons d’abord les marchés boursiers, nous constatons que ce sont principalement les actions des pays développés qui ont enregistré de bonnes performances cette année. C’était sans compter vendredi
dernier…

Ce vendredi 26 novembre n’était pas uniquement le Black Friday dans les magasins, mais aussi un vendredi noir pour la bourse. L’Eurostoxx 50 a clôturé la journée avec une perte de 2,95 % et le S&P 500 avec une perte de 2,27
%. Heureusement, les bourses avaient déjà constitué un solide tampon et affichent toujours une performance annuelle de 15,11 % et 22,33 % respectivement. *

“L’Eurostoxx 50 a clôturé la journée avec une perte de 2,95 % et le S&P 500 avec une perte de 2,27 %. Heureusement, les bourses avaient déjà constitué un solide tampon et affichent toujours une performance annuelle de 15,11 % et 22,33 % respectivement.”

Secteurs cycliques

Les secteurs cycliques tels que les matières premières et l’énergie ont enregistré les meilleures performances. Les confinements ont réduit la production au strict minimum, sauf pour ceux qui avaient des stocks élevés
et étaient capables de répondre à la demande. Mais lorsque l’économie a redémarré, il a fallu relancer la production le plus rapidement possible. Cela a entraîné une hausse de la demande et une
offre qui ne pouvait pas ou, dans certains cas, ne voulait pas suivre. Pour plus d’explications, lisez notre aperçu mensuel d’octobre.
Résultat : les prix augmentent, c’est l’inflation. Pour en savoir plus sur l’inflation, consultez notre aperçu mensuel de mai.

Inflation

Depuis cet été, ce n’est pas tant le covid-19 qui empêche les économistes de dormir mais plutôt l’inflation, qui se situe bien au-dessus de sa moyenne historique. Par exemple, le taux d’inflation américain en octobre
était de 6,2% et donc le taux le plus élevé depuis 1990. Pour l’Europe, le même chiffre est de 4,4 %. En Belgique en novembre, l’inflation a même atteint 5,64%, ce qui n’était plus arrivé
depuis 2008. De tels chiffres d’inflation étaient impensables en 2019, avant la crise du covid, notamment pour la zone euro. La Banque centrale européenne a fait tout ce qu’elle pouvait pour ramener le taux d’inflation à 2 %.
En vain. Remarquez, si nous regardons l’inflation de base, elle n’est que de 2,2 %. L’inflation de base est l’inflation sans les prix de l’énergie et des denrées alimentaires. Bien sûr, vous en ressentez aussi l’impact, mais ce
taux varie considérablement sans que les banques centrales puissent y faire grand-chose. Les prix des denrées alimentaires fluctuent souvent en fonction de la qualité des récoltes, tandis que l’augmentation du prix
de l’énergie est souvent liée aux décisions des pays producteurs de pétrole d’extraire plus ou moins de pétrole.

La question clé est la suivante : cette inflation est-elle temporaire ou structurelle ? Pour l’instant, tous les regards sont tournés vers les banques centrales. Comment réagissent-elles à cette forte inflation ? Parce que
leurs politiques auront également un impact sur vos investissements.

Temporaire

Pourquoi temporaire ? Parce que le fort rebond de l’économie a créé une grande demande de matériaux et de composants tels que les puces électroniques pour les voitures. L’offre ne peut pas suivre et des goulets d’étranglement
apparaissent. Il y a certains secteurs qui doivent redémarrer avec une demande quasi nulle, il suffit de penser aux vols de passagers. Les consommateurs effectuent également leurs achats différés avec la réouverture
du commerce. Il devrait y avoir une normalisation.

Structurel

Toutefois, certains craignent que cette inflation soit plus structurelle, pour les raisons suivantes :

– La pénurie de main-d’œuvre entraînera une hausse des salaires et aura un effet inflationniste, qui a été contenu jusqu’à présent.

– Augmentation des prix de l’immobilier en raison de la recherche de logements plus grands après les fermetures.

– L’impact du coût des mesures de lutte contre le changement climatique qui peut être répercuté sur les prix à la consommation.

En règle générale, les périodes de forte inflation ont souvent été accompagnées d’une forte croissance de la population active. Aujourd’hui, cependant, c’est l’inverse qui se produit : dans la plupart
des pays occidentaux la population active d’aujourd’hui est proportionnellement moins nombreuse. La population active est la partie de la population qui consomme le plus. Par conséquent, si elle devient proportionnellement plus petite, elle
génère aussi moins d’inflation.

Le point de vue du FMI

Voici les chiffres de la croissance et de l’inflation de base pour 2020 et leurs projections pour 2021 et 2022 publiés par le Fonds monétaire international (FMI).

  2020 2021 2022
  Croissance PIB Inflation de base Croissance PIB Inflation de base Croissance PIB Inflation de base
Zone d’Europe -6,3% 0,4% 5,2% 2,1% 4,4% 1,8%
Etats Unis -3,4% 1,2% 6% 4,3% 5,2% 3,5%
Asie -1,3% 2,5% 6,5% 2,1% 5,7% 2,4%

Source : IMF, World Economic outlook October 2021

Le FMI prévoit que les marchés développés tels que l’Europe et les États-Unis connaîtront encore l’année prochaine une croissance supérieure à leur moyenne historique des dix dernières
années. De même, l’inflation (de base) restera supérieure à sa moyenne historique.

Le point de vue des banques centrales

C’est ici que les banques centrales jouent un rôle crucial. D’une part, elles constatent aujourd’hui une très forte augmentation des prix, une réaction normale serait d’arrêter les programmes de soutien et d’augmenter les taux
d’intérêt. D’autre part, elles constatent également que la croissance est encore forte mais qu’elle ralentit. La plus grande crainte serait la stagflation, un environnement sans croissance mais avec une forte inflation. Étant
donné qu’une grande partie des éléments constitutifs de l’inflation proviennent de ces mouvements de reprise temporaires, les banques centrales sont confrontées à un dilemme.

La Banque centrale européenne (BCE) préconise toujours le maintien d’une politique accommodante, car on s’attend à ce que l’inflation retombe plus fortement après la phase de reprise. Aux États-Unis, le programme d’assouplissement
quantitatif a déjà commencé à être arrêté progressivement, la banque centrale achetant des obligations pour maintenir les taux d’intérêt à long terme à un bas niveau. On parle
déjà d’une éventuelle hausse des taux d’intérêt pour l’année prochaine. Néanmoins, les banques centrales ne doivent pas non plus écarter totalement le risque d’une inflation excessive ou structurellement
élevée. L’inflation restera une source de volatilité en 2022 et les banques centrales jouent un rôle important à cet égard : réagissent-elles comme le marché l’attend, ne changent-elles pas de
cap, communiquent-elles clairement ? Lorsqu’il y a de l’incertitude, cela peut provoquer des turbulences sur les marchés. Le président Biden a reconduit ce mois-ci Jerome Powell à la tête de la Fed (banque centrale américaine),
ce qui indique quelque part la continuité de la politique.

Qu’est-ce que cela signifie pour vos investissements ?

Pour vos investissements, il est toujours important de diversifier suffisamment.

Liquidités

Pour les liquidités, le taux d’intérêt réel est actuellement négatif. Le taux d’intérêt directeur de la BCE est actuellement de -0,5%. Le marché ne s’attend pas à ce que ce taux dépasse
0 % dans les années à venir.

Obligations

Les obligations restent utiles en tant que diversification au sein du portefeuille, mais il semble judicieux de diversifier suffisamment ici. Cela peut se faire en investissant dans des fonds obligataires flexibles où les gestionnaires peuvent
choisir leur propre exposition sans trop de restrictions.

Actions

Pour les actions, les chiffres actuels de la croissance sont bien sûr positifs. Pour ceux qui s’attendent à une inflation forte et durable, les secteurs cycliques tels que les matières premières et l’énergie offrent le
plus d’opportunités. Mais nous devons être prudents, car l’énergie, en particulier, dépend également de la pression géopolitique. Par exemple, nous constatons qu’en novembre, les prix du pétrole ont
chuté en raison de l’augmentation des cas de covid mais aussi de la pression exercée pour augmenter l’offre.

Il semble donc risqué de tout investir dans les secteurs cycliques. Les sociétés de croissance ne sont généralement pas emballées par la hausse des taux d’intérêt en raison de leurs niveaux d’endettement
plus élevés, mais il est difficile de penser que des secteurs tels que la technologie ne seront pas performants et en croissance dans les années à venir. Pour la croissance et la hausse des taux d’intérêt,
recherchez Quality Growth, c’est-à-dire des entreprises en croissance avec des bilans solides. Considérez également les tendances à long terme comme des opportunités, telles que le changement climatique
ou la démographie.

En outre, il est important de voir comment les taux de contamination élevés vont évoluer. Comme toujours, l’incertitude engendre la volatilité. En outre, il reste à voir quel sera l’impact de ce nouveau variant inconnu.
La crainte de nouvelles restrictions pourrait bien sûr ralentir la reprise économique.

*Cours des actions en date du lundi 29 novembre 2021.

L’Echo : Découvrez les gagnants des Fund Awards 2018

“Les gestionnaires de fonds prestent en moyenne moins bien que le marché.” Ces paroles sont de William Sharpe, Prix Nobel d’économie en 1991. Son raisonnement est simple: imaginez que seuls les investisseurs professionnels actifs et passifs occupent le marché. Et imaginez que la Bourse augmente de 10%. Les fonds passifs augmenteront par définition de 10% (hors frais). Cela implique également que les gestionnaires actifs gagneront eux aussi en moyenne 10%. Retirez les frais et le constat est clair: les gestionnaires font en moyenne moins bien que le marché.

Pour les Fund Awards, L’Echo recherche chaque année les meilleurs fonds du marché belge. Ils essayent toutefois d’éviter les stars éphémères en tenant compte de l’historique des cinq dernières années et en accordant une grande importance à la régularité des prestations: les gestionnaires doivent donc impérativement afficher de bons résultats au cours de chacune des cinq années écoulées.

Meilleurs Gestionnaires
Super Award L’Echo & De Tijd Degroof Petercam Asset Management
Actions Comgest
Obligations Blackrock
Fonds avec protection de capital KBC Asset Management
Fonds d’actions
Actions internationales Fidelity Funds World Fund
Actions européennes  Schroder International Selection Fund Euro Equity
Small- en mid caps européennes Axa WF Framlington Europe microcap
Actions américains Legg Mason Clearbridge US Large Cap Growth
Actions des marchés émergents Candriam Equities L Emerging Marketson
Actions belges KBC Equity Fund Flanders
Fonds d’obligations
Obligations diversifiées en euro  Blackrock Global Funds Euro Bond Fund
Obligations d’entreprises en euro Kempen Euro Credit Fund
Obligations internationales diversifiées M&G Global Macro Bond Fund
Obligations des marchés émergents Candriam Bonds Emerging Markets
Fonds monétaires en euro R Credit Horizon 12M
Fonds mixtes
Fonds mixtes avec riqsue neutre  Merclin II Sicav Patrimonium
Fonds mixtes avec risque flexible  Vector Flexible
Fonds d’épargne-pension Belfius Pension Fund High Equities

Gagnants belges

Cette année, Candriam fait partie des grands gagnants. L’an dernier déjà, la société de gestion de fonds aux racines belges avait raflé plusieurs places d’honneur. Une fois de plus, Candriam remporte l’or à trois reprises, dont deux fois dans le segment des marchés émergents. Le Belge Jan Boudewijns a été récompensée pour la gestion du fonds Candriam Equities Emerging Markets, des marchés qu’il suit depuis 1994. Ces cinq dernières années, il a obtenu un rendement annuel moyen de 6,7%. Jan Boudewijns: “Notre approche n’est pas géographique ou sectorielle, mais thématique. L’an dernier, nous avons eu de la chance avec la technologie, la Chine, et surtout la combinaison des deux. Nous avons osé miser sur les ‘Tencent’ de ce monde”, explique-t-il. Basé à Bruxelles, Jan Boudewijns est responsable d’une équipe de trois gestionnaires et de deux analystes. “Ce sont surtout les analystes qui vont sur place visiter les entreprises.”

Jan Boudewijns est en contact régulier avec l’équipe qui gère les obligations de marchés émergents à Londres. Diliana Deltcheva reçoit, quant à elle, un Award pour la gestion de Candriam Bonds Emerging Markets. “C’est frappant de voir à quel point nos univers diffèrent l’un de l’autre. Chez nous, l’accent est mis sur l’Asie. Mais le continent est peu endetté. Pour les investisseurs en obligations, c’est surtout l’Amérique latine qui est importante”, poursuit Jan Boudewijns.

Autre gagnant belge: la maison anversoise Mercier Vanderlinden, qui gère le meilleur fonds mixte à risque neutre. Pour la deuxième année consécutive, Merclin II Sicav Patrimonium remporte la palme. “L’année 2017 n’a pourtant pas été facile, nous confie son gestionnaire Frédéric Van Doosselaere. Nous investissons dans des actions de champions mondiaux, comme AB InBev, dont les résultats ont été médiocres. Nous avons également souffert du recul du dollar. Mais à terme, un dollar faible et donc un euro plus fort devrait influencer positivement les résultats des nombreuses sociétés américaines que nous avons en portefeuille.” Frédéric Van Doosselaere s’attend lui aussi à une correction boursière et conserve entre 14 et 15% en cash pour pouvoir en profiter.

Bart Daenekindt est couronné meilleur gestionnaire en actions belges, avec KBC Equity Fund Flanders. Le gagnant de l’an dernier, KBC Institutional Fund Belgian Equity, a fusionné avec le numéro deux, KBC Equity Fund Belgium. Ces trois fonds – aujourd’hui au nombre de deux – sont gérés par Bart Daenekindt. L’an dernier, il détenait des actions Umicore et des valeurs financières, tandis qu’il est sorti à temps d’IBA.

Gagnants à répétition

Conséquence de notre méthodologie, le gagnant d’un Fund Award a des chances plus élevées que la moyenne de remporter un prix l’année suivante, à condition de ne pas sous-performer. Lorsqu’un gagnant ne se succède pas à lui-même, c’est souvent le numéro deux ou trois de l’année précédente qui l’emporte.

Dans la catégorie fonds d’épargne-pension, Candriam bat de justesse avec le Belfius Pension Fund High Equities, le vainqueur à répétition, Bart Van Poucke, qui vient compléter le podium avec deux fonds de BNP Paribas Fortis. L’an dernier, c’était l’inverse.

Vector Navigator, un fonds d’actions mondiales qui a remporté la médaille d’or deux années consécutives dans cette catégorie, doit cette année se contenter du bronze et céder sa première place à Fidelity Funds World Fund. Pendant la période 2013-2017, le fonds a affiché un rendement annuel moyen de 16,4%. Son gestionnaire, Jeremy Podger, recherche des actions intéressantes partout dans le monde et ne cache pas son aversion pour les indices. La plupart du temps, ses positions présentent l’une des caractéristiques suivantes: action bon marché, activité unique ou restructuration. Une fiche d’information récente nous apprend que la société Shell fait partie de ses principales positions.

Vector Asset Management n’a pas à se plaindre pour autant, car la société remporte un Award pour la troisième année consécutive dans la catégorie des fonds mixtes, avec son fonds Vector Flexible. Ce fonds détient les mêmes positions que Vector Navigator, mais les fluctuations sont atténuées grâce à des “futures”. “Notre décision d’ignorer les obligations et de les remplacer par une couverture directe du risque lié aux actions semble avoir été le bon choix en 2017”, expliquent les co-gestionnaires Werners Smets, Thierry Vandeghinste et Nils De Wit.

Dans la catégorie actions européennes, Schroder International Selection Fund Euro Equity arrive en tête pour la deuxième année consécutive. Dans la catégorie small caps européennes, le vainqueur de l’an dernier – KBC Equity Small & Medium – cède sa place à Axa WF Framlington Europe Microcap et se retrouve sur la deuxième marche du podium. Comme son nom l’indique, ce fonds de Axa Investment Managers privilégie les très petites capitalisations. Dans le top 10 du portefeuille, nous retrouvons par exemple Wessanen, le producteur néerlandais de produits alimentaires. Sur les cinq dernières années, le fonds affiche un rendement annuel moyen de 19%.

Dans la catégorie des actions nord-américaines, Legg Mason Clearbridge US Large Cap Growth – le numéro trois de l’an dernier – remporte le premier prix. Le nom du fonds se réfère à la stratégie des gestionnaires Peter Bourbeau et Margaret Vitrano, qui se concentrent sur les grandes stars de la Bourse. Leur philosophie consiste à sélectionner des champions à long terme. Amazon, Microsoft et Alphabet font partie de leur top 5, peut-on lire sur la fiche d’information. Sur les cinq dernières années, leur rendement moyen annuel se monte à 18,9%.

Dans les titres à rendement fixe également, nous retrouvons souvent d’anciens gagnants, mais cette fois, les rendements laissent à désirer. Kempen (Lux) Euro Credit Fund remporte pour la troisième année consécutive le premier prix dans la catégorie obligations d’entreprises. Sur cinq ans, le fonds affiche un rendement annuel moyen de 4%. Mais des années de vaches maigres se profilent, nous confie son gestionnaire Rik den Hartog.

M&G Global Macro remporte pour la deuxième fois consécutive le prix de meilleur fonds d’obligations internationales diversifiées. Rendement sur cinq ans: 3,8%. Les rendements les plus modestes se retrouvent dans les fonds monétaires. Le gagnant, R Credit de Rothschild Asset Management, parvient tout juste à engranger 0,5% de rendement moyen sur les cinq dernières années.

La crème des gestionnaires

Le grand gagnant dans la catégorie des obligations est BlackRock, grâce à son fonds Blackrock GF Euro Bond Fund, dans la catégorie obligations en euros diversifiées et une deuxième place dans la catégorie obligations d’entreprises en euros. BlackRock remporte aussi la Palme d’or du meilleur gestionnaire en obligations. Pour la quatrième année consécutive, Comgest Gestion est élu meilleur gestionnaire en actions. La société de gestion de fonds se focalise sur un nombre limité de fonds d’actions, comme Comgest Growth Europe Opportunities (16% de rendement annuel moyen sur cinq ans) et Comgest Growth Emerging Markets (9,4% de rendement), qui se classent parmi les meilleurs.

Enfin, Degroof Petercam Asset Management remporte une fois de plus le super Award de meilleur gestionnaire toutes catégories. Pour obtenir ce prix, il est important que tous les fonds – dans toutes les catégories – fassent partie des meilleurs, qu’il s’agisse de fonds d’actions, d’obligations ou mixtes. “Nos experts en actions et obligations travaillent ensemble au même étage. Les contacts et les critiques (constructives) entre collègues jouent un rôle très important”, expliquent les stratèges Guy Lerminiaux (actions) et Peter De Coensel (obligations).

Un jury exigeant

  • Les Awards individuels sont répartis en 14 catégories bien définies. Nous vérifions que la gestion du fonds est conforme à sa catégorie et que cette stratégie est réellement mise en œuvre.
  • On trouve par exemple des fonds qui se présentent comme des “fonds d’actions européennes”, mais qui sont en réalité constitués à 80% d’actions du Benelux. Dans ce cas, ils sont exclus de la compétition.
  • Le contraire est également possible: certains fonds investissent à 100% dans des obligations d’entreprises, alors que leur stratégie leur permet d’investir 25% dans des obligations souveraines. Dans ce cas également, ils ne sont pas pris en considération pour l’Award du meilleur fonds d’obligations d’entreprises.


Cet article a été produite avec l’autorisation de l’éditeur, tous droits réservés.

Les meilleures maisons de fonds selon Morningstar

Source : Morningstar, 05/01/18

Objectif : se forger une image plus précise de la culture d’investissement qui règne dans ces maisons de fonds, ainsi que du degré d’importance qu’elles accordent aux intérêts des investisseurs.

Nous évaluons ces informations à la lumière de notre analyse qualitative, qui nous permet de classer ces maisons de fonds tantôt dans la moyenne, tantôt en dessous, tantôt au-dessus. Ces scores constituent par ailleurs un des cinq volets de notre analyse qualitative des fonds, qui débouche sur le Morningstar Analyst Rating. Dans cet article, je vous dévoile les grandes lignes de notre analyse qualitative, ainsi que les maisons de fonds considérées par Morningstar comme supérieures à la moyenne.

Nous évaluons la qualité d’une maison de fonds à la l’aide d’une analyse distinctive des maisons de fonds, c’est-à-dire que nous nous appuyons sur les informations dont nous disposons à propos des divers fonds de notre base de données Morningstar Direct, ainsi que sur les entretiens que nous avons avec les CIO et CEO des maisons de fonds, pour nous forger une idée de leur organisation respective. Cette analyse des maisons de fonds est constituée de plusieurs éléments. Je vous en détaille certains ci-après.

Structure de compensation

La structure de compensation est un élément auquel nous attachons de l’importance. Nous préférons que larétribution des gestionnaires soit liée aux performances à long terme d’un fonds d’investissement plutôt qu’à l’accroissement du patrimoine en gestion. La corrélation entre la rétribution et les performances des fonds démontre que les intérêts du gestionnaire de fonds sont en phase avec ceux de ses investisseurs. Une donnée à laquelle nous accordons une très grande valeur.

Il en va de même pour l’investissement dans leurs propres fonds, qui traduit bien à nos yeux la volonté de faire coïncider les intérêts des investisseurs et ceux des gestionnaires de fonds. Nous cherchons à savoir si cette pratique est plutôt la règle ou l’exception dans les maisons de fonds analysées.

Assortiment  de fonds

La politique de produit d’une maison de fonds nous a toujours semblé très éloquente. Nous cherchons évidemment à comprendre quelles sont les stratégies-clés d’une maison de fonds et si celle-ci s’illustre vraiment par telle ou telle stratégie. En même temps, nous portons un jugement critique sur l’ampleur et la qualité de l’assortiment de fonds. Nous avons une nette préférence pour les maisons de fonds qui se concentrent sur des stratégies d’investissement qui témoignent d’une réelle expertise en la matière et les distinguent clairement des autres, plutôt que pour celles qui maintiennent un assortiment de fonds très étoffé mais de qualité mitigée.

Nous estimons aussi qu’une maison de fonds fait preuve d’une solide culture d’investissement lorsqu’elle rechigne à lancer de nouveaux produits et s’abstient de créer un nouveau fonds à chaque nouvelle tendance d’investissement. Une maison de fonds doit, à notre sens, s’en tenir à son expertise éprouvée au lieu d’essayer de proposer toutes sortes de produits à tout le monde.

Gestion de capacité

La manière dont une maison de fonds gère sa capacité nous semble très importante. Les grands fonds peuvent devenir autant de vaches à lait pour les maisons de fonds, et donner l’envie à ces dernières de développer ce type de fonds. Cette pratique n’est pas critiquable en soi, pour autant que cette croissance ne nuise pas au potentiel lié à la stratégie, et que l’augmentation des actifs ne contraigne pas le gestionnaire de fonds à investir autrement qu’il ne le faisait auparavant.

À ce compte-là en effet, un fonds d’investissement risque de devenir victime de son propre succès. Nous estimons que les intérêts des investisseurs doivent l’emporter sur l’intérêt commercial de la maison de fonds. Or, la meilleure façon d’y parvenir consiste en l’occurrence à clôturer à temps ces fonds fructueux. Les maisons de fonds qui ont prouvé leur bonne capacité à gérer cet aspect témoignent selon nous d’une culture d’investissement forte, qui fait primer les intérêts des investisseurs.

Frais

Dernier aspect, et non des moindres pour Morningstar : les frais. Nous avons une nette préférence pour les maisons de fonds qui pratiquent des prix raisonnables. L’ampleur des frais est à nos yeux un important facteur de succès d’un fonds d’investissement, dans la mesure où les frais moins élevés facilitent tout simplement la réalisation de surperformances. Une maison de fonds qui réclame des frais peu élevés peut donc compter sur notre sympathie.

En évaluant les maisons de fonds notamment à la lumière de ces critères, nous tentons de mieux comprendre leur culture d’investissement et l’importance qu’elles accordent aux intérêts des investisseurs. Le principe « investors first » est important pour nous, et nous sommes convaincus que ce qui est bon pour les investisseurs est finalement bon aussi pour les maisons de fonds.

Les meilleures maisons de fonds

En Europe, nous évaluons 140 maisons de fonds différentes. Résultat : 6 pour cent se situent sous la moyenne, 54 pour cent dedans, et 40 pour cent au-dessus. Voici la liste des maisons de fonds que nous avons qualifiées de supérieures à la moyenne. Elles ont récolté une évaluation « Positive » au pilier Parent de Morningstar :

Alken
AXA
BlackRock
BNY Mellon
Capital Group
Comgest
Fidelity
Investec
J O Hambro
JPMorgan
Jupiter
Kames Capital
Kempen
Legg Mason
M&G
MFS
Neuberger Berman
PIMCO
Polar Capital
Robeco

MeDirect et Morningstar : une collaboration étroite

Morningstar est l’un des plus grands bureaux d’étude indépendants en matière d’analyse de fonds et de ratings. Morningstar assiste MeDirect dans la sélection internationale de plus de 500 fonds d’investissement.

Morningstar dispose en outre d’un département d’investissement spécialisé dans l’allocation de d’actifs. MeDirect compose ses portefeuilles d’investissement en collaboration avec l’équipe de Morningstar, qui compte près de 120 analystes. L’accent repose sur l’allocation d’actifs et des rendements solides. Les clients ont le choix entre quelques Portefeuilles-Modèles prêts à l’emploi et la Gestion de patrimoine pour ceux qui préfèrent en confier la gestion intégrale à des experts.

 

Les fonds notés Gold offrent plus de rendement

Source : Morningstar, 05/01/18

Les fonds Gold font particulièrement honneur à leur titre, en produisant le plus gros rendement supplémentaire dans la plupart des cas.

Les fonds d’investissement notés Gold, Silver ou Bronze par le Morningstar Analyst Rating, affichent de meilleures performances dans leur catégorie que les fonds concurrentiels non médaillés. Ils surpassent souvent l’indice qui sert de référence dans leur catégorie, mais pas toujours.

C’est notamment le cas des fonds d’actions et, dans une moindre mesure, des fonds d’allocation et d’obligations. Les fonds Gold ne démentent pas leur titre, affichant en effet aussi les meilleurs scores dans presque tous les cas, et en produisant de toute façon toujours un rendement supérieur.

C’est ce qui ressort d’une étude de Morningstar relative aux performances des fonds médaillés depuis l’introduction du rating en 2011. Une étude menée sous la houlette de Jeffrey Ptak, director global manager research chez Morningstar.

Le point

Le Morningstar Analyst Rating existe depuis 6 ans. Depuis l’introduction de cette appréciation en novembre 2011, la note Gold, Silver, Bronze, Neutral ou Negative a été attribuée à plus de 4.500 fonds d’investissement à travers le monde.

Il est donc temps de faire le point et de déterminer si le Morningstar Analyst Rating a valeur prédictive sur les performances des fonds d’investissement. En d’autres termes : les fonds médaillés affichent-ils de meilleures performances que les fonds sur lesquels Morningstar émet un jugement moins positif ? L’analyse le confirme bel et bien.

Fonds d’actions

Ce sont les fonds d’actions qui l’illustrent le plus clairement. Les fonds gratifiés d’une médaille produisent plus de rendement que la moyenne de leur catégorie, mais aussi que leur benchmark. Les fonds notés Gold sont les premiers à générer à long terme un alpha démontrable, l’emportant haut la main sur les fonds Silver et Bronze.

Le graphique suivant montre la surperformance des fonds d’actions médaillés par rapport à leur catégorie. Il s’agit du rendement cumulatif mensuel depuis le moment de l’introduction en novembre 2011 :

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Si l’on regarde à présent la surperformance par rapport à l’indice de référence pour la catégorie concernée, on observe que si les fonds Gold surperforment, les fonds Silver et Bronze n’y arrivent pas. Ils performent juste en deçà de l’indice, comme illustré dans le graphique suivant : 

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Fonds d’allocation


Du côté des fonds d’allocation, les surperformances des fonds Gold, Silver et Bronze par rapport à leur catégorie sont plus similaires que parmi les fonds d’actions. Il s’agit encore une fois de la surperformace cumulative par rapport à la catégorie : 

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Par rapport à l’indice, la surperformance est, comme pour les fonds d’actions, manifeste pour les fonds Gold, là où les fonds Silver et Bronze reste à la traîne :

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Fonds d’obligations

Au chapitre des fonds d’obligations, on observe que les fonds notés Silver ont enregistré la meilleure surperformance par rapport à leur catégorie, suivis par les fonds gratifiés d’une médaille de Bronze, suivis à leur tour par les fonds Gold. Les fonds couronnés de la meilleure médaille possible ne sont donc pas, en l’occurrence, les fonds affichant la meilleure surperformance par rapport à leur catégorie : 

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Les surperformances enregistrées par rapport à l’indice montrent que les fonds d’obligations notés Gold engrangent le meilleur score, ce qui est nettement moins le cas des fonds Silver. Sur une période de 36 mois, le rendement cumulatif des fonds Silver reste même légèrement derrière l’indice, alors que sur une période de 60 mois, il inscrit tout juste un petit plus cumulatif par rapport à l’indice. Les fonds Bronze restent clairement en deçà de l’indice. 

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Les 5 P
Le Morningstar Analyst Rating est décerné à la lumière d’une analyse basée sur 5 piliers, également appelés les 5 P : Process, Performance, People, Parent et Price. Les analystes de fonds de Morningstar apprécient les fonds d’investissement selon ces 5 critères et étudient les futures performances du fonds.

Utilisation cohérente des ratings
Le Morningstar Analyst rating est donc une appréciation qualitative à caractère prédictif, contrairement au Morningstar Rating, ou notation à étoiles. Cette notation purement quantitative examine les rendements historiques. Morningstar tient à ce que les investisseurs utilisent de façon cohérente les deux ratings pour prendre leurs décisions d’investissement.

Les fonds flexibles au rendez-vous

Source: De Tijd, 11/08/2017

Les fonds flexibles investissent à leur discrétion dans l’une ou l’autre classe d’actifs. Cette catégorie est caractérisée par des acteurs offensifs, des acteurs défensifs, ainsi qu’une large palette de fonds intermédiaires. Tous veulent limiter le risque, si ce n’est que l’un accepte plus longtemps une perte que l’autre.

M&G Dynamic Allocation, par exemple, qui dispose de 5 milliards d’euros en gestion, entend réaliser un rendement positif sur chaque période de trois ans. Sans garanties. DPAM L Patrimonial Fund vise le maintien du capital sur 12 mois. Une plus faible tolérance au risque engendre d’autres attentes en termes de rendement.

L’acteur le plus agressif est R Valor, un fonds souvent repris dans notre pays sous la forme d’une Branche 23. Le rendement annuel sur 5 ans de plus de 14% en dit long. R Valor peut prendre toutes les formes, mais depuis quelques années, il s’agit de facto d’un fonds d’actions qui met l’accent sur l’Amérique du Nord. Ce fonds ne s’adresse pas à ceux qui veulent dormir sur leurs deux oreilles. En 2008, il a subi – avec d’autres gestionnaires – une perte de 40 pour cent.

Carmignac Patrimoine a engendré un rendement positif en 2008, ce qui a provoqué d’énormes afflux. Aujourd’hui, le fonds fleuron de Carmignac dispose de 25 milliards d’euros en gestion. Depuis début 2017, le rendement se situe à un niveau plutôt modeste d’1%. « Nous investissons aux quatre coins du monde dans toutes les monnaies et avons dès lors pâti de la hausse de l’euro. Heureusement, nous avons couvert de nombreuses positions en dollar, mais la hausse de l’euro a connu une telle ampleur que nous avons malgré tout perdu des plumes », déclare Didier Saint-Georges de Carmignac Gestion. « Pour les prochains mois, nous tablons d’ailleurs sur un euro fort et une hausse des taux publics. »

Vector Flexible, le récent lauréat du Tijd Award dans cette catégorie, fait preuve d’une plus grande circonspection. L’exposition aux actions est limitée à 60%. Elle prend exclusivement la forme de futures. « L’absence d’obligations a contribué à notre rendement de 6,5% depuis le début de cette année. Par rapport à nos concullègues, nous misons aussi davantage sur les actions asiatiques qui affichent de bonnes performances », soulignent les gestionnaires Werner Smets et Thierry Vandeghinste.

Universal Invest Global Flexible, le principal fonds de Capfi Delen, avec 7,5 milliards d’euros en gestion, a réalisé un rendement de 3,5% depuis le début de cette année. Ce fonds est investi pour un peu plus de la moitié en actions. « Nous opterons pour les actions européennes au cours des prochains trimestres », indique Gregory Swolfs, membre de la direction de Cadelam.

La popularité des fonds flexibles a donné naissance à des fonds qui investissent dans des fonds flexibles. « Les clients investissent dans Moorea Fund Flexible Allocation en guise d’alternative à un carnet d’épargne. Dans cette optique, un rendement de 2,4% sur six mois nous satisfait », conclut Peter Bossaer, gestionnaire de Société Générale Private Banking.

Flexibele fondsen table

Cet article aborde les fonds suivants, également disponibles sur la plateforme de MeDirect:

Fonds est le nom populaire pour OPC (Organisme de Placement Collectif). Un OPC est une entreprise qui réunit plusieurs investisseurs et investit leur argent déposé dans diverses options d’investissement, comme les actions, les obligations, les liquidités, etc., afin de répartir le risque. Avant de procéder à l’investissement, vous devez lire et évaluer le KIID et le prospectus correspondant. Le KIID énonce les objectifs, la politique d’investissement, les risques et avantages, les frais et un historique de performance des fonds.

Une traduction du néerlandais. Cet article a été produite avec l’autorisation de l’éditeur, tous droits réservés.